1. Accueil
  2. Actu
  3. Politique
  4. Reconfinement : "Emmanuel Macron a lancé un compte à rebours", dit Olivier Bost
2 min de lecture

Reconfinement : "Emmanuel Macron a lancé un compte à rebours", dit Olivier Bost

ÉDITO - Jeudi en fin de soirée, Emmanuel Macron a pris la parole affirmant qu'il n'avait "aucun mea culpa à faire" sur la stratégie adoptée face au coronavirus. Il a néanmoins préparé les Français à toutes les éventualités.

Emmanuel Macron, le 23 mars 2021
Emmanuel Macron, le 23 mars 2021
Crédit : Ludovic MARIN / AFP
Reconfinement : "Emmanuel Macron a lancé un compte à rebours", dit Olivier Bost
03:02
Reconfinement : "Emmanuel Macron a lancé un compte à rebours", dit Olivier Bost
03:02
Olivier Bost - édité par Léa Stassinet

Lors de sa prise de parole jeudi en fin de soirée, Emmanuel Macron a donc relancé un compte à rebours, sans se dédire de ses décisions précédentes. Nous avons vu un Président sur la défensive, très clairement, et un Président qui nous prépare à toutes les éventualités.

Ce qui était frappant, c’est le registre des mots pour expliquer pourquoi il n’a pas confiné le 29 janvier dernier. Il n’avait jamais justifié sa décision, c’est son Premier ministre qui avait porté la nouvelle à l’époque. Hier soir, le chef de l’état, sous les critiques l’a enfin défendu :
"Je n’ai aucun mea culpa à faire, ni aucun remord, ni aucun constat d’échec", a dit Emmanuel Macron. 

Ça fait beaucoup dans une seule phrase. Emmanuel Macron est face aux critiques et face à sa décision solitaire. 3 Français sur 4 n’ont pas été convaincus par les choix de la semaine dernière, le non-confinement. Des mesures ni cohérentes ni efficaces, selon un sondage Elabe publié mercredi. 

Nous écoutons tous les urgentistes et les réanimateurs qui décrivent de plus en plus la première vague, en pire. Les membres du conseil scientifique se montrent aussi de plus en plus sévères. Mais avaient-ils tort ces scientifiques ?

Il n’y a pas eu l’explosion qui était prévue

Emmanuel Macron
À lire aussi

C’est ce qu’a dit Emmanuel Macron hier soir : "Il n’y a pas eu l’explosion qui était prévue". Sauf que dans leur avis du fameux 29 janvier, les scientifiques décrivaient exactement ce qui se produit aujourd’hui avec une ou deux semaines de décalage, pas un mois et demi. Une explosion des cas à cause du variant anglais avec des cas plus jeunes et plus graves, des hôpitaux saturés, tout était écrit.

En fait, ce qui manquait fin janvier ce ne sont pas les prévisions et les modèles des scientifiques mais l’opinion, qui n’était pas prête pour des mesures plus dures, ou qui n’avait pas été préparée. Un peu comme pour la prudence qu’il avait eue avec les anti-vaccins, Emmanuel Macron a craint la réaction des Français. Fatigués, lassés... Allions-nous accepter de nouvelles contraintes ? Finalement, les Français veulent des vaccins, et finalement, la situation nous amène à envisager de nouveau un confinement.

Tout est possible, y compris un reconfinement

Emmanuel Macron n’a pas laissé beaucoup de place au doute hier soir, comme il l’a déjà souvent fait. Il a fait la bande-annonce de ce qui nous attend : "Dans les prochains jours et semaines qui viennent, nous aurons de nouvelles mesures à prendre". Le compte à rebours est lancé, mais personne n’en connait la durée. Et pour ceux qui doutent, Emmanuel Macron a été très clair :"Il n’y a à mes yeux aucun tabou". 

Ce que ça veut dire, c’est que tout est possible, y compris un reconfinement. D'ailleurs, sur les écoles comme sur le reste, nous sommes en train de nous faire à l’idée qu’il faudra peut-être y venir. Le chef de l’État a voulu se détacher de la pression sanitaire mais nous retombons collectivement dedans. Emmanuel Macron nous a mis hier soir dans une seringue et, comme depuis le début, c’est lui qui va appuyer.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/