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1er-Mai : la CFDT et la CGT réclament des hausses de salaires face à l’inflation

La CFDT et la CGT ont remis la question des salaires au centre du 1er-Mai, sur fond de retour de l’inflation. Marylise Léon et Sophie Binet ont aussi défendu le caractère chômé de cette journée, tout en appelant à des mesures concrètes pour soutenir le pouvoir d’achat.

Un drapeau de la CGT (Illustration)

Crédit : CLEMENT MAHOUDEAU / AFP

AFP - édité par Eléonore Aparicio

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La CFDT et la CGT ont de nouveau mis l’accent vendredi 1er mai, sur la nécessité de relever les salaires, dans un contexte de retour de l’inflation, tout en rappelant leur opposition à toute remise en cause du caractère chômé et férié du 1er-Mai. 

La patronne de la CGT, Sophie Binet, appelle à encadrer les prix des carburants, à relever le Smic de 5%, à rétablir l’indexation des rémunérations sur l’évolution des prix, mais aussi à augmenter les pensions et les minima sociaux, dans un courrier adressé au Premier ministre Sébastien Lecornu, selon un document obtenu par l’AFP.

Sophie Binet a également plaidé sur France Inter pour une nationalisation de TotalEnergies,  "c'est un bien essentiel, on le voit aujourd'hui et ce n'est pas possible que ça soit renvoyé à la loi du marché", a-t-elle argumenté. Sur France Info, Marylise Léon a pour sa part jugé nécessaire une hausse du Smic, en raison d’une inflation désormais supérieure à 2%. 

La dirigeante de la CFDT a aussi appelé à ouvrir des négociations dans les différentes branches professionnelles, soulignant que parmi les 47 branches professionnelles, des conventions collectives avaient "des niveaux de coefficient qui sont sous le Smic".

Quelle est la position des syndicats sur le travail le 1er-Mai ?

Les deux responsables syndicales ont enfin été interrogées sur l’ouverture des boulangeries et des fleuristes le 1er-Mai, que le gouvernement envisage d’autoriser sans modification de la loi cette année. 

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"Pour la CFDT, les professions de la boulangerie et des fleuristes doivent passer par des accords collectifs de branches pour pouvoir définir les modalités d'ouverture, et notamment les modalités de volontariat des salariés qui peuvent être amenés à travailler ce jour férié. Ça ne doit concerner que l'artisanat, que ce soit très clair et uniquement ces deux branches", a expliqué Marylise Léon. "Le 1er-Mai 2026 ne doit pas être différent du 1er-Mai 2025 ou de 2024", a-t-elle encore dit.

"Le problème des boulangers, ce n'est pas d'ouvrir le 1ᵉʳ mai, mais c'est leur facture d'énergie qui explose, c'est le prix des matières premières et du blé qui augmente considérablement. Et c'est le dumping organisé par la grande distribution, les franchisés, les markets, etc... qui les mettent en difficulté", a jugé pour sa part Sophie Binet.

Les deux responsables syndicales doivent se retrouver en début d’après-midi à Paris, en tête du traditionnel cortège du 1er-Mai.

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