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Franz-Olivier Giesbert est l'invité de Thomas Sotto
Crédit : RTL
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"C'est un psychodrame stupide". Invité de Thomas Sotto sur RTL ce vendredi, l'éditorialiste Franz-Olivier Giesbert, dont le livre La France est-elle un pays communiste ? a été publié chez Plon au mois d'avril dernier, n'a pas mâché ses mots à propos de la polémique du 1er-Mai.
Le débat avait pris de l'ampleur ces derniers jours après la proposition d'un assouplissement de la législation afin de permettre à plus de salariés de travailler le jour de la "fête du Travail", une date chômée dans le Code du travail.
"C'est très bien qu'il y ait des tas de choses qui soient fermées le 1er-Mai, parce que c'est la fête du Travail. Mais franchement, s'acharner comme on le fait sur les pauvres boulangers. Il faudrait qu'ils vivent aussi, et puis les fleuristes... On a besoin de ces gens-là. Ils ont besoin de vivre, de travailler le 1er-Mai", a déclaré l'écrivain.
Si la question sur l'évolution de cette loi a été renvoyée à 2027 par le gouvernement, Franz-Olivier Giesbert estime malgré cela que la France "file un très mauvais coton". "Il n'y a pas de libéralisme", a-t-il renchéri avant de s'expliquer : "Quand on a 57% de dépenses publiques, avec plus de 45% de prélèvements obligatoires, c'est-à-dire deux records mondiaux quasiment. Ce n'est pas un pays libéral". Des propos nuancés par la suite. "Ce n'est pas un pays communiste non plus", a-t-il complété.
Toutefois, Franz-Olivier Giesbert note un "glissement" et c'est cette observation qui a motivé son envie "d'écrire vite ce livre". À un an de la prochaine élection présidentielle, l'écrivain souhaite orienter le débat sur la création de richesses car il s'agit pour lui du "grand sujet". Selon lui, la création de valeur par les entreprises est écrasée par une fiscalité "très lourde" qui profite à 57% des Français, des bénéficiaires nets, ceux qui "reçoivent plus de prestations qu'on ne leur retire d'argent".
L'invité plaide donc pour le libéralisme économique. "Il faut arrêter de dire : 'dès que quelqu'un gagne de l'argent, il faut tout lui prendre'. (...) On criminalise les bénéfices. Or, l'économie, on le sait quand on a fait des petites études d'économie, on sait tous que les bénéfices d'aujourd'hui sont les investissements de demain qui seront les emplois d'après-demain", a-t-il soutenu.
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