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La secrétaire générale de la CGT Sophie Binet.
Crédit : Frederick FLORIN / AFP
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Alors que les possibilités de travailler le 1er mai continuent d'embarrasser le gouvernement, Sophie Binet réclame un nouveau jour férié. Invitée de France 2 ce vendredi 17 avril, la secrétaire générale de la CGT a annoncé vouloir faire du 8 mars un nouveau jour férié. Une prise de position qui intervient peu avant les annonces de Sébastien Lecornu sur le travail des boulangers et des fleuristes le jour de la fête des travailleurs.
"Ce qu'il faut mettre à l'ordre du jour, c'est un nouveau jour férié", a-t-elle lancé sur le plateau de France 2. "On a 11 jours fériés en moyenne" en France, "contre 12 en moyenne en Union européenne. Et donc nous voulons un nouveau jour férié le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes qui doit devenir comme le 1er-Mai, un jour férié, chômé et rémunéré", a-t-elle dit.
La leader de la CGT a fait cette suggestion alors que des annonces sont attendues vers 14 heures, après un entretien entre le Premier ministre et des représentants des boulangers et des artisans-fleuristes sur le travail le 1er-Mai.
Une proposition de loi, soutenue par le parti macroniste Renaissance, la droite et l'extrême droite, proposait d'autoriser explicitement les commerçants alimentaires, les fleuristes et les établissements culturels à employer des salariés le 1er-Mai. La mesure a reçu une forte opposition des syndicats et des partis de gauche, amenant le Premier ministre à la repousser sine die.
Sébastien Lecornu avait toutefois promis mercredi devant le Sénat "une solution" pour les artisans boulangers, sans détailler lesquelles. "Ce que nous attendons du gouvernement, c'est qu'il tienne la parole qu'il a donnée aux organisations syndicales lundi. Le 1er-Mai doit rester un jour exceptionnel, férié, chômé et rémunéré. Pas question d'ouvrir tous azimut sans exception", a dit Sophie Binet vendredi.
Dans un entretien au journal Le Parisien jeudi, elle avait jugé "utile d'avoir des boulangeries ouvertes le 1er-Mai", mais ne souhaitait pas que cette possibilité soit étendue aux fleuristes. "Pour avoir le droit de faire travailler ces salariés le 1er-Mai, il faut avoir un motif d'ordre public et avoir une activité indispensable à la continuité de la vie sociale et économique. Je ne crois pas que les fleurs, ce soit indispensable à la continuité de la vie sociale et économique", a-t-elle justifié.
"Encore une fois, après, c'est la boîte de Pandore. Si on laisse les fleuristes, pourquoi est-ce qu'on refuse les jardineries? Pourquoi est-ce qu'on refuse les boucheries, charcuterie, les magasins de bricolage, etc." "Ce qu'il faut mettre à l'ordre du jour, c'est l'augmentation des salaires", a-t-elle insisté.
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