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Les boulangers et fleuristes indépendants pourront ouvrir "ce 1er-Mai", annonce Sébastien Lecornu

Les boulangers et fleuristes indépendants pourront ouvrir "ce 1er-Mai", a annoncé Sébastien Lecornu après avoir rencontré des représentants des boulangers et des fleuristes.

AFP & La rédaction numérique de RTL

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Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé, ce 17 avril, la présentation d’un projet de loi en Conseil des ministres avant le 1er-Mai pour encadrer l’ouverture de certains commerces artisanaux lors de la fête du Travail. "Les boulangers indépendants, artisans et fleuristes indépendants, artisans pourront ouvrir ce 1er-Mai", a également assuré le Premier ministre qui sortait d'une discussion avec des représentants des boulangers et des artisans-fleuristes.

Les ouvertures de ces commerces se feront "évidemment" sur la base du "volontariat des salariés", a assuré le chef du gouvernement. "Une instruction sera donnée à l'ensemble des services de l'Etat" pour que les commerces concernés ne soient pas verbalisés, a-t-il précisé.


Portée par l’ancien Premier ministre Gabriel Attal, la proposition de loi permettait aux salariés des boulangeries et des fleuristes de travailler le 1er-Mai sur la base du volontariat, avec une rémunération majorée. Le texte concernait aussi les commerces de détail alimentaire et les établissements à vocation culturelle.

L'opposition des syndicats et des partis de gauche

Les syndicats et les partis de gauche sont vent-debout sur un tel projet. "Ce que nous attendons du gouvernement, c'est qu'il tienne la parole qu'il a donnée aux organisations syndicales lundi. Le 1er-Mai doit rester un jour exceptionnel, férié, chômé et rémunéré. Pas question d'ouvrir tous azimut sans exception", a déclaré Sophie Binet vendredi.

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Dans un entretien accordé jeudi au Parisien, elle avait estimé qu’il était "utile d’avoir des boulangeries ouvertes le 1er-Mai", tout en refusant d’étendre cette possibilité aux fleuristes. "Pour avoir le droit de faire travailler ces salariés le 1er-Mai, il faut avoir un motif d'ordre public et avoir une activité indispensable à la continuité de la vie sociale et économique. Je ne crois pas que les fleurs, ce soit indispensable à la continuité de la vie sociale et économique", a-t-elle justifié. 

Elle a également mis en garde contre un élargissement du dispositif : "Encore une fois, après, c'est la boîte de Pandore. Si on laisse les fleuristes, pourquoi est-ce qu'on refuse les jardineries? Pourquoi est-ce qu'on refuse les boucheries, charcuterie, les magasins de bricolage, etc." Avant d’ajouter : "Ce qu'il faut mettre à l'ordre du jour, c'est l'augmentation des salaires". 

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