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Venue pour une injection de botox, une allergie à la lidocaïne, un salon illégal... Ce que l'on sait de la mort d'une jeune femme dans un institut de beauté à Nice

À Nice, une jeune femme de 25 ans est morte après un malaise survenu dans un salon esthétique où elle était venue pour une injection de Botox. L’enquête s’oriente vers des pratiques réalisées hors de tout cadre légal. Deux femmes ont été placées en détention provisoire.

Une injection de botox (illustration)

Crédit : Aline Morcillo / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Venue pour une injection de botox, une allergie fatale à la lidocaïne, un salon sans existence administrative... Ce que l'on sait de la mort d'une femme de 25 ans dans un institut de beauté à Nice

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"C'est un problème généralisé" : sur RTL le Dr Eric Essayagh alerte sur la multiplication des faux praticiens dans la médecine esthétique

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Cindy Hubert & La rédaction numérique de RTL

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À Nice, la mort d’une jeune femme de 25 ans après une injection dans un salon esthétique met en lumière les dérives des pratiques clandestines. L’affaire intervient alors qu’une partie du secteur alerte sur la progression des injections illégales, réalisées en dehors de tout cadre médical et administratif.

Selon les premiers éléments de l'enquête, la victime était venue pour une injection de Botox. Mais avant même cet acte, elle a d’abord reçu une injection de lidocaïne, un produit anesthésiant. 

Le malaise est survenu immédiatement après, dans les toutes premières minutes. Malgré l’intervention des secours, la jeune femme est décédée sur place d'un arrêt cardio-respiratoire. 

Deux femmes placées en détention provisoire

Deux femmes ont été placées en détention provisoire : la gérante du salon et l’employée de 36 ans qui a pratiqué l’injection. Selon les enquêteurs, cette dernière ne disposait ni de la formation ni de l’autorisation nécessaires pour réaliser un tel acte médical.

Elle exercerait illégalement depuis plus de quatre ans, en s’appuyant sur le bouche-à-oreille. Le mari de la praticienne, soupçonné d’avoir emporté des produits après le drame avant de les remettre aux enquêteurs, a lui aussi été placé en garde à vue, puis sous contrôle judiciaire. Une information judiciaire a été ouverte pour homicide involontaire, mise en danger d’autrui, exercice illégal de la profession de médecin et pratique commerciale trompeuse.

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La gérante du salon niçois âgée de 28 ans, a ouvert son établissement il y a deux ans et le mettait à disposition d’intervenants extérieurs, le plus souvent contre des paiements en liquide. Après avoir elle-même réalisé des injections, elle ne proposait plus que des soins du visage et du blanchiment dentaire.

Un salon esthétique sans existence administrative

Les investigations montrent que la personne ayant réalisé l’injection n’avait ni formation ni autorisation pour pratiquer ce geste. L’acte a pourtant été effectué dans un établissement qui, lui-même, n’avait aucune existence administrative.

Lors de la perquisition, les enquêteurs ont découvert des médicaments et des produits injectables qui sembleraient provenir d’Asie. À ce stade, tout indique que l’intervention s’est déroulée hors des règles encadrant les injections esthétiques.

Des pratiques illégales nombreuses

Ce drame relance les inquiétudes autour des injections esthétiques clandestines. Une association de professionnels du secteur affirme que plus de 40% de ces injections seraient aujourd’hui réalisées de manière illégale. Le docteur Eric Essayagh, coprésident du Cercle des bonnes pratiques en médecine esthetique, alerte sur la multiplication de ces faux praticiens. 

"C'est un problème généralisé", affirme-t-il. Il s’appuie sur une étude selon laquelle "pratiquement 4 personnes sur 10 qui ont eu recours a des injections reconnaissent avoir eu recours a des injections chez des personnes qui ne sont pas des médecins". 

Pour le spécialiste, ces pratiques illégales prospèrent désormais ouvertement en France. Il insiste sur le manque de formation de ces faux praticiens. "Des l'instant ou on met les produits que nous utilisons dans les mains de non-medecins, alors le danger est la, parce qu'ils font n'importe quoi", explique-t-il. "Ils ne connaissent ni l'anatomie, ni les techniques, ni la gestion des complications, et ca aboutit a ce genre de drame.", ajoute-t-il. 

L’affaire de Nice n’est pas isolée. Il y a seulement quatre mois, une autre femme est morte à Villeurbanne après une injection illégale d’acide. Deux décès en peu de temps, dans des circonstances proches, qui rappellent les risques majeurs liés à des actes pratiqués sans qualification, sans autorisation et avec des produits dont l’origine interroge.

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