1 min de lecture Aix-en-Provence

Une professeure d'Aix-Marseille soupçonnée de propos antisémites et islamophobes

Une enquête va être ouverte après des propos d'une professeure d'université d'Aix-Marseille qualifiés d'"antisémites et islamophobes" par la Ligue des droits de l'Homme.

Des étudiants dans un amphithéâtre (illustration)
Des étudiants dans un amphithéâtre (illustration) Crédit : CHARLY TRIBALLEAU / AFP
Coline Daclin et AFP

Elle est accusée de propos "antisémites et islamophobes" par la Ligue des droits de l'Homme. Une enquête va prochainement être ouverte envers une professeure de droit de l'université d'Aix-Marseille, a indiqué le parquet d'Aix-en-Provence à l'AFP. Le motif retenu par la justice est celui d'"injures publiques en raison d'appartenance à des religions".

Les propos de la professeure de droit avaient été rapportés par Mediapart, qui avait diffusé un extrait de son cours sur Zoom du 27 octobre. Elle y comparait l'islam et le judaïsme à des maladies sexuellement transmissibles. "Si on naît d'un père musulman, on est musulman à vie. Une sorte de religion sexuellement transmissible, je n'ai jamais compris. On dirait du judaïsme, c'est pareil, c'est par la mère. Une sorte de MST, de RST, de religion sexuellement transmissible", déclarait l'enseignante, qui assurait également qu'"on n'a aucune liberté de conscience en islam". 

Alertée par les étudiants, la Ligue des droits de l'Homme s'est immédiatement saisie du sujet. L'université a quant à elle informé sa hiérarchie, les renseignements territoriaux et saisi la section disciplinaire de l'établissement. "On n'a pas communiqué à l'extérieur étant donné le contexte sécuritaire" après l'assassinat de Samuel Paty, a expliqué à l'AFP le président de l'établissement Eric Berton. "Si les propos sont avérés, ils seront fermement condamnés."

La professeure de droit a assuré de son côté à Mediapart que ses propos se référaient aux religions, et non pas à leurs croyants. Une différence de taille, puisqu'il s'agirait dans le premier cas de blasphème, et dans le deuxième d'injure. Elle soutient par ailleurs avoir utilisé l'expression de "religion sexuellement transmissible" sous "le coup de la colère" dix jours après la mort de Samuel Paty.

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