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Terrorisme : "La Nouvelle République" menacée après la republication d'une caricature de Mahomet

VU DANS LA PRESSE - Après avoir republié une caricature de Mahomet, "La Nouvelle République" a reçu des menaces sur les réseaux sociaux émises par des "gens qui sont imprégnés" de "haine", estime le directeur de la rédaction.

Un député propose de taxer l'accès aux réseaux sociaux
Un député propose de taxer l'accès aux réseaux sociaux Crédit : ALASTAIR PIKE / AFP
Florise Vaubien
Florise Vaubien Journaliste

Plusieurs médias ont reçu des menaces à la suite d’une publication de l’une des caricatures de Mahomet dessinées par les auteurs de Charlie Hebdo. Le quotidien régional La Nouvelle République n’échappe pas aux intimidations. De fait, il a reçu plusieurs menaces sur les réseaux sociaux. 

Dimanche 18 octobre, le journal a republié une caricature du prophète, celle de 2006 montrant Mahomet "débordé par les intégristes", deux jours après l’assassinat de Samuel Paty. Sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes ont menacé la rédaction de La Nouvelle République, des intimidations venant de "gens qui sont imprégnés" de "haine", note le directeur du quotidien local basé à Tours. 

"Cette Une choc, qui était un choix rédactionnel fort, sur une idée (du) président du directoire, a suscité d'énormes réactions, sur les réseaux sociaux notamment", estime Christophe Hérigault qui a d’ores et déjà décidé de porter plainte. "99,9%" de ces réactions étaient positives et "quatre ou cinq messages notamment sur Facebook" étaient "sans équivoque" dans leur contenu haineux, a-t-il détaillé sur BFMTV

Un journal attaché à la liberté d'expression

Le directeur a par ailleurs rappelé que La Nouvelle République "est un journal issu de la Résistance, respectueux des croyances et des spiritualités de chacun". La republication de cette caricature de Cabu était essentielle pour "réaffirmer" l'attachement du quotidien "à la liberté d'expression, aux valeurs de la République, à la laïcité", a-t-il expliqué. 

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Christophe Hérigault a tenu à souligner qu’aucune "volonté de provocation" n’est à l’origine de ce choix rédactionnel, mais seulement celle "d'accompagner et de crier notre colère".

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