2 min de lecture Éducation nationale

Menaces contre les enseignants : Castex réfléchit à "une riposte plus ferme"

Le Premier ministre a indiqué travailler à "une stratégie de riposte encore plus ferme, plus rapide et plus efficace quand un enseignant subit des menaces" au surlendemain de la décapitation d'un enseignant.

Le Premier ministre Jean Castex devant l'Assemblée nationale, le 6 octobre 2020.
Le Premier ministre Jean Castex devant l'Assemblée nationale, le 6 octobre 2020. Crédit : Christophe ARCHAMBAULT / AFP
Sarah Ugolini
Sarah Ugolini
et AFP

Jean Castex assure travailler à "une stratégie de riposte encore plus ferme, plus rapide et plus efficace quand un enseignant subit des menaces". Face au séparatisme et au coronavirus, le Premier ministre affiche sa détermination au surlendemain de la décapitation d'un enseignant.

"L'État sera à la hauteur de l'engagement (des enseignants) en répondant avec la plus grande fermeté à tous les ennemis de la République. Nous ne céderons rien, nous ne renoncerons jamais à ce que nous sommes : des citoyens libres et éclairés, dans une République laïque et solidaire, une et indivisible", fait valoir le chef du gouvernement dans le JDD.

Il a réuni ce samedi 17 octobre les ministres de l'Intérieur, de l'Éducation nationale et de la Justice "pour déterminer une stratégie de riposte encore plus ferme, plus rapide et plus efficace quand un enseignant subit des menaces, même insidieuses". Le gouvernement travaille "étroitement avec l'ensemble de la communauté éducative pour aboutir au plus vite à des actes concrets".

Ceux qui transmettent le savoir à nos enfants doivent demeurer libres de le faire

Jean Castex dans le JDD
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Interrogé par le Journal du dimanche sur l'opportunité d'étudier en classe les caricatures de Mahomet, Jean Castex répond que "c'est aux enseignants d'en décider et non au Premier ministre d'en juger". "Mais ce qui est certain est que ceux qui transmettent le savoir à nos enfants doivent demeurer libres de le faire. Cette liberté-là n'est pas négociable", a-t-il ajouté.

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L'enseignant décapité vendredi à proximité du collège dans lequel il enseignait à Conflans-Sainte-Honorine, Samuel Paty, avait montré des caricatures de Mahomet à ses élèves. Son agresseur, tué par la police après l'attaque, a été identifié comme Abdoullakh A., un Russe tchétchène de 18 ans, né à Moscou et réfugié en France avec sa famille. Dix personnes ont été placées en garde à vue depuis.

Castex n'exclut pas de compléter le projet de loi sur le séparatisme

"La menace n'a jamais cessé de se situer à un niveau très élevé dans notre pays, mais elle a changé de nature : nous sommes passés d'un risque avec des actions terroristes organisées et planifiées à l'extérieur du territoire national à un risque reposant davantage sur des actes perpétrés souvent par un seul individu, parfois sans aucune complicité, ce qui rend le travail de détection de nos services de renseignement d'autant plus délicat et difficile", a relevé le Premier ministre.

"Nous devons renforcer la détection de tous les signaux faibles qui sont autant d'alertes d'une dérive possible vers la radicalisation et la violence terroriste", a-t-il ajouté. Interrogé sur le projet de loi sur le séparatisme qui doit être présenté en décembre au Conseil des ministres, Jean Castex a indiqué qu'il "n'excluait pas" de le compléter.

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