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Suicide de Camélia : après le classement sans suite de sa plainte pour harcèlement scolaire, son père "n'entend pas en rester là", annonce son avocate sur RTL

Après le de leur fille Camélia, les parents de l'adolescente se battent pour que justice soit faite. Malgré le classement sans suite de leur plainte pour harcèlement, ils envisagent de nouvelles actions judiciaires pour faire la lumière sur les circonstances de ce drame.

Une marche blanche a eu lieu à Mitry-Mory le 25 janvier 2026 en hommage à Camélia.

Crédit : Thomas SAMSON / AFP

Laure Bessaiah, avocate du père de Camélia, est l'invitée de Anne-Sophie Lapix

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Anne-Sophie Lapix & Eléonore Aparicio

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Le procureur de Meaux a annoncé, ce lundi 9 février, le classement sans suite de l'enquête pour harcèlement scolaire menée après le suicide le 13 janvier 2026, de Camélia, une adolescente de 17 ans. Une décision "parfaitement inaudible" pour les parents de l'adolescent, indique sur RTL Me Laure Bessaiah, l'avocate du père de Camélia. "Cette décision de classement sans suite qui est vécue pour lui comme un second suicide judiciaire", explique-t-elle. 

"On ne lâchera pas sur le volet pénal", assure l'avocate qui précise que le père de l'adolescente "envisage une plainte avec constitution de partie civile", annonce l'avocate sur RTL. "Il n'entend pas en rester là", ajoute-t-elle.

Pour justifier le classement sans suite de l'affaire, le procureur a déclaré qu'aucun "témoignage, ni du corps enseignant, ni des camarades, ni même parmi ceux-ci des plus proches de ses amis ne permettait de corroborer" des faits de harcèlement scolaire

Une enquête administrative en cours

Me Laure Bessaiah indique de son côté qu'il pourrait exister d'autres éléments qui n'ont pas encore été portés à l'attention des enquêteurs. Selon elle, certains élèves pourraient hésiter à s'exprimer librement par crainte de représailles. Elle espère une "enquête plus approfondie" qui permettrait de "libérer la parole de certains élèves".

L'affaire soulève également des questions sur la réaction du corps enseignant et l'application des dispositifs de prévention du harcèlement. Une enquête administrative est en cours. "Au vu des éléments que pour l'instant on a, il semblerait que le dispositif phare qui existe pour prévenir du harcèlement n'a manifestement pas été mis en place puisqu'il est obligatoire effectivement depuis 2023", a indiqué l'avocate Me Laure Bessaiah. "Le dispositif Phare aurait dû, à mon sens, être mis en place et déclenché", conclut-elle.

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