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Suicide de Camélia : la plainte pour harcèlement scolaire déposée par les parents de la lycéenne de 17 ans classée sans suite

Lors d'une conférence de presse qui se tenait ce lundi 9 février 2026, le procureur de Meaux a fait savoir que l'enquête sur la mort de l'adolescente de 17 ans n'avait pas permis d'établir la responsabilité de tiers.

Une marche blanche a eu lieu à Mitry-Mory le 25 janvier 2026 en hommage à Camélia.

Crédit : Thomas SAMSON / AFP

Thomas Prouteau - édité par La rédaction numérique de RTL

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Décision judiciaire importante ce matin. Le 13 janvier dernier, Camélia s'est suicidée à la gare de Villeparisis-Mitry-le-Neuf. L'adolescente de 17 ans était victime de harcèlement scolaire. Le parquet avait alors ouvert deux enquêtes : une pour déterminer les causes de la mort et la seconde, "dans le cadre d'une enquête préliminaire, du chef de harcèlement scolaire ayant conduit la victime à se suicider", dont la peine encourue est de dix ans. Le parquet a finalement classé la plainte déposée par les parents de la victime sans suite, faute "d'éléments suffisants". 

Lors d'une conférence de presse qui s'est tenue ce lundi 9 février 2026, Jean-Baptiste Bladier, le procureur de Meaux, a détaillé l'enquête qui l'a amené à cette décision. "Au terme des investigations, je suis amené à considérer qu'il n'existe pas d'éléments suffisants pour rechercher la responsabilité pénale de quiconque dans la survenance du décès de Camélia", a-t-il déclaré.

"Ni prises à partie excessives, ni menaces, ni insultes"

Au total, 59 auditons ont été menée depuis le 13 janvier, ainsi que des investigations téléphoniques. D'après le magistrat, c'est une fausse conversation crée par la lycéenne sur Snapchat en usurpant l'identité de trois camarades, dans le but de faire le tri entre ses amis, qui a été le point de départ de tensions entre Camélia et les élèves concernés. Mais il n'y a eu ni prises à partie excessives, ni menaces, ni insultes, selon le procureur de Meaux, qui conclut que rien ne permet de caractériser les faits dénoncés par la famille de l'adolescente.

Concernant l’Éducation nationale, rien n’a permis d’établir non plus la responsabilité de l’établissement. Quelques heures avant son décès, Camélia a été reçue par le proviseur afin de discuter du harcèlement dont elle affirmait être victime. "Ils ont dit que c'est moi la fautive et que j'aurais une sanction disciplinaire. Je t'aime de tout mon cœur. Il a dit que je me victimise", aurait-elle envoyé à sa mère, juste après le rendez-vous. Le proviseur s'était alors mis en retrait.

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