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Une adolescente de 17 ans victime de harcèlement scolaire se suicide sur les rails du RER B en Seine-et-Marne, plusieurs enquêtes ouvertes

D'après sa famille, la jeune fille était victime de harcèlement scolaire depuis la fin d'année. Quatre enquêtes ont été ouvertes par le parquet pour faire la lumière sur le drame.

Une rame du RER B à Gare de l'Est (illustration)

Crédit : AFP

La rédaction numérique de RTL & AFP

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Une lycéenne de 17 ans, victime de harcèlement scolaire, selon ses parents, s'est suicidée mardi 13 janvier 2026 en gare de Mitry-Mory, en Seine-et-Marne, a déclaré deux jours après le procureur de Meaux dans un communiqué.

D'après Actu La Marne, l'adolescente a mis fin à ses jours en s’allongeant sur les rails du RER B à la gare de Villeparisis-Mitry-le-Neuf le 13 janvier, peu avant 17 h. Une dizaine de pompiers et de policiers sont intervenus et la circulation a été interrompue pendant plusieurs heures.

Selon le magistrat, Jean-Baptiste Bladier, la famille a expliqué à la police que la jeune fille avait été victime de harcèlement scolaire depuis décembre et "qu'à la rentrée de janvier, la situation ne s'était pas améliorée, bien que les élèves susceptibles d'être les auteurs des faits de harcèlement avaient été convoqués par la direction de l'établissement".

Toujours selon la famille, la "jeune femme avait été elle-même convoquée par le chef d'établissement le jour de son décès" et "au cours de cet entretien, l'intéressée avait été renvoyée à sa propre part de responsabilité dans les faits".

Quatre enquêtes ouvertes par le parquet

Le parquet a ouvert deux enquêtes: une pour déterminer les causes de la mort et la seconde, "dans le cadre d'une enquête préliminaire, du chef de harcèlement scolaire ayant conduit la victime à se suicider", dont la peine encourue est de dix ans.

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Selon le procureur, depuis la mort de l'adolescente, "le personnel de direction de l'établissement est victime, notamment sur les réseaux sociaux, de menaces violentes, tandis que des rassemblements sont organisés devant le lycée, tant à l'initiative de la famille de la défunte, que de tiers".

"D'autre part, des élèves susceptibles d'être impliqués dans les faits subis par la défunte sont eux-mêmes victimes de faits de harcèlement", a ajouté le chef du parquet, annonçant l'ouverture de deux autres enquêtes préliminaires, l'une pour menaces envers une personne exerçant une fonction publique et la seconde pour harcèlement moral.

Dans son communiqué, le procureur a déploré "une possible instrumentalisation de ces faits humainement dramatiques" et souligné que "les investigations démarrent à peine" et qu'elles seront "complexes".

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