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"On a attendu qu'elle soit morte pour qu'on en parle" : une marche blanche organisée en Seine-et-Marne après le suicide de Camélia, lycéenne victime de harcèlement scolaire

Une marche blanche est organisée ce dimanche 25 janvier en mémoire de Camélia. L'adolescente de 17 ans, victime de harcèlement, s'est suicidée à la gare de Villeparisis-Mitry-le-Neuf, le 13 janvier dernier. Le cortège s'élancera à 10h depuis la gare de Mitry-Mory en direction du lycée Honoré-de-Balzac, où elle était scolarisée.

Une rame du RER B à Gare de l'Est (illustration)

Crédit : AFP

Sabrine Mimouni & Antoine Decarne

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Un rassemblement est organisé ce dimanche 25 janvier, en mémoire de Camélia, adolescente qui s'est suicidée le 13 janvier dernier à la gare de Villeparisis-Mitry-le-Neuf. La jeune femme de 17 ans victime de harcèlement scolaire était scolarisée en terminale STMG au lycée Honoré-de-Balzac de Mitry-Mory (Seine-et-Marne). 

Cette marche blanche organisée à l'initiative de la famille est un moment de recueillement qui vise aussi à appeler à la lutte contre le harcèlement scolaire. "Il fallait agir parce qu'il ne faut pas laisser ça passer. Ça pourrait être n'importe qui", confie au micro de RTL une élève de l'établissement qui compte participer au rassemblement.


"J'irai avec mes copines. On va soutenir la famille. On va se rassembler et on espère être le plus possible. Il faut agir parce qu'il ne faut pas laisser ça passer. On a attendu qu'elle soit morte pour qu'on en parle", dénonce une adolescente. Les lycéens espèrent que le décès de leur camarade poussera l'administration à prendre des mesures pour lutter contre le harcèlement scolaire. "J'espère qu'il y aura des réformes", souffle une élève.

Plusieurs enquêtes ouvertes

Quelques heures avant son décès, Camélia a été reçue par le proviseur afin de discuter du harcèlement dont elle affirmait être victime. "Ils ont dit que c'est moi la fautive et que j'aurais une sanction disciplinaire. Je t'aime de tout mon cœur. Il a dit que je me victimise", aurait-elle envoyé à sa mère, juste après le rendez-vous. Le proviseur s'est mis en retrait.

Le parquet a ouvert deux enquêtes : une pour déterminer les causes de la mort et la seconde, "dans le cadre d'une enquête préliminaire, du chef de harcèlement scolaire ayant conduit la victime à se suicider", dont la peine encourue est de dix ans.

Selon le procureur, depuis la mort de l'adolescente, "le personnel de direction de l'établissement est victime, notamment sur les réseaux sociaux, de menaces violentes, tandis que des rassemblements sont organisés devant le lycée, tant à l'initiative de la famille de la défunte, que de tiers".

"D'autre part, des élèves susceptibles d'être impliqués dans les faits subis par la défunte sont eux-mêmes victimes de faits de harcèlement", a ajouté le chef du parquet, annonçant l'ouverture de deux autres enquêtes préliminaires, l'une pour menaces envers une personne exerçant une fonction publique et la seconde pour harcèlement moral. 

Dans son communiqué, le procureur a déploré "une possible instrumentalisation de ces faits humainement dramatiques" et souligné que "les investigations démarrent à peine" et qu'elles seront "complexes".

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