2 min de lecture Terrorisme

Samuel Paty : l’assaillant était en contact avec un djihadiste basé en Syrie

Le meurtrier de Samuel Paty, Abdoullakh Anzorov, aurait échangé avec un djihadiste basé en Syrie, dans la région d’Idlib. Il lui aurait notamment confié sa détermination à "combattre".

Un terroriste en Syrie (illustration)
Un terroriste en Syrie (illustration) Crédit : DELIL SOULEIMAN / AFP
Florise Vaubien
Florise Vaubien et AFP

Abdoullakh Anzorov, meurtrier de Samuel Paty, était en contact avec un djihadiste russophone en Syrie, ont annoncé, jeudi 22 octobre, des sources proches du dossier. L’assaillant terroriste qui a décapité le professeur, vendredi 16 octobre à Conflans-Sainte-Honorine, aurait demandé des conseils à cet interlocuteur, dont l’identité n'a pas été établie à ce stade. Cette personne aurait été localisée grâce à son adresse IP et serait basée à Idlib, rapporte le Parisien

Abdoullakh Anzorov se serait rapidement radicalisé depuis le printemps dernier : sa famille a rapporté avoir eu peur qu’il parte en Syrie. De fait, le Tchétchène "a communiqué en langue russe entre le 12 et le 14 septembre dernier" via Instagram avec un internaute dénommé "12.7X108". 

Les investigations ont pu identifier le lieu de localisation de ce dernier qui se trouve dans la région d'Idlib en Syrie. Les enquêteurs sont persuadés qu’il s'agit d'un djihadiste. Pourquoi ? Parce cette région syrienne est occupée par des groupes terroristes, notamment Hayat Tahrir al-Cham, lié à Al-Qaïda, et par l'État islamique (EI). 

Des échanges sur sa volonté de "combattre"

Quelle est la teneur de ces échanges ? L’assaillant aurait posé plusieurs questions théologiques à ce mystérieux interlocuteur basé dans le nord-ouest de la Syrie, notamment sur la compatibilité du "martyr" avec l'islam. Il se renseignait également sur le projet de réaliser sa "hijra" (émigration dans un pays musulman). Enfin, Anzorov aurait clairement exprimé sa volonté de "combattre", et ce, "un mois à peine avant l’attentat", détaille le Parisien

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À noter, que douze jours avant l’attentat, le meurtrier de Samuel Paty avait publié sur Snapchat  "une ode au groupe terroriste Hayat Tahrir al-Cham" adressée à deux personnes non identifiées. "Il n'y a pas de doutes que ce qui se passe à Idlib est le vrai djihad où Allah choisit parmi ses serviteurs les 'shuhada' (martyrs), et le meilleur groupe actuel à rejoindre, c'est Hayat Tahrir al-Cham", avait-il écrit. 

Un message pour revendiquer son crime

Vendredi, Abdoullakh Anzorov avait posté la photo de Samuel Paty et publié un message audio en russe hésitant sur les réseaux sociaux. Authentifié par les enquêteurs, ce message contient des épithètes coraniques. Le réfugié d'origine russe-tchétchène explique avoir "vengé le prophète", et blâme l’enseignant de l'avoir "montré de manière insultante". "Frères, priez pour qu'Allah m'accepte en martyr", déclare-t-il.

Ce post a été relayé dans une vidéo diffusée notamment sur Instagram. Il était accompagné des deux tweets du meurtrier (dont l'un était la photo de la victime) dans lesquels il reconnaissait son crime. On retrouve également deux mots en russe qui font référence à l'organisation État islamique. 

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