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Violences policières : que sait-on de l'affaire Mahedine Tazamoucht?

Dans la nuit du 9 au 10 mai, Mahedine Tazamoucht est placé en garde à vue dans l'Essonne. Il affirme y avoir été victime de torture et d'acte de barbarie.

Logo de l'IGPN (Inspection Générale de la Police Nationale)
Logo de l'IGPN (Inspection Générale de la Police Nationale)
Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Philippine Rouvière Flamand

L'histoire est remontée jusqu'à l'IGPN, l'Inspection Générale de la Police Nationale. Dans la nuit du 9 au 10 mai, Mahedine Tazamoucht, 19 ans, passe la soirée avec deux amis dans une voiture à Athis-Mons (en banlieue parisienne). Selon les trois jeunes hommes, la police est intervenue après avoir été appelée à cause d'une bagarre. Voyant que l'ambiance était calme, les jeunes se sont fait contrôler leur identité, mais cette intervention classique tourne au drame pour Mahedine. 

Le jeune électricien, qui s'exprime dans les médias pour faire connaitre son histoire, affirme avoir été visé par du gaz lacrymogène, puis tabassé et insulté par les policiers. Selon lui, il a été victime d'insultes racistes, "sale arabe", "bougnoule", dans la voiture le conduisant au commissariat. Il explique également à Libération avoir été transporté à l'hôpital dans un premier temps, ne respirant plus à cause du gaz lacrymogène, mais après avoir crié dans les urgences, il aurait été violenté et reconduit directement à la voiture de police pour être amené en garde à vue. 

S'en serait suivi une nuit d'enfer pour Mahedine, qui raconte avoir été laissé en sous-vêtements sur une chaise, avec des menottes trop serrées qui lui lasserait les poignets. Il y aurait été tabassé par trois policiers, qu'il se dit capable de reconnaitre aujourd'hui. Mahedine aurait été frappé au visage, au torse et aux jambes, ainsi que tasé sur les épaules et sur le cou, puis mis en cellule pour le reste de sa garde à vue. Il a été conduit au CHSF (centre hospitalier Sud Francilien) de Corbeille-Essonne, où il lui a été prescrit quatre jours d'incapacité totale de travail (ITT). Des photos ont également été prises, montrant de nombreuses lésions sur le corps du jeune homme. 

Plainte auprès de l'IGPN

La garde à vue de Mahedine a commencé dans la nuit du 9 au 10 mai et a pris fin le 10 mai aux alentours de 17 heures. Le jeune homme est alors rentré chez lui en début de soirée et sa famille a découvert son état. Le soir même, les parents de Mahedine se rendent au commissariat de Juvisy-sur-Orge, là où a eu lieu la garde à vue de leur fils, pour demander des comptes aux policiers. Ces derniers leur auraient dit d'aller voir l'IGPN, ce qu'ils ont fait le 13 mai. 

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Selon Libération, l'enquête pourra se baser sur plusieurs éléments : les vidéos des caméras surveillance du CHSF et du commissariat, le compte rendu du médecin qui a ausculté Mahedine, le témoignage de ce dernier ainsi que celui de ses deux amis, qui étaient menottés dans la pièce d'à côté pendant les événements dénoncés. 

Mahedine et sa famille ont alors déposé une plainte pour "torture" auprès de l'IGPN, une plainte qui va être renouvelée, appuyée par l'aide d'un avocat, pour "acte de torture et de barbarie". De son côté, la police accuse Mahedine et ses amis d'"outrage et rébellion". 

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