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Projet d'attentat néonazi : ce que l'on sait sur le groupuscule d'ultradroite mis en cause

Les deux hommes et la femme suspectés d'avoir préparé une attaque violente contre une loge maçonnique ont été mis en examen pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle".

Image d’une statue de la déesse de la justice équilibrant les balances. (Illustration)
Image d’une statue de la déesse de la justice équilibrant les balances. (Illustration)
Crédit : LOIC VENANCE / AFP
Nicolas Barreiro
Journaliste

Trois des six membres d'un groupuscule néonazi interpellés dans le Doubs ont été mis en examen dans la soirée de vendredi, avant d'être placés en détention provisoire, a-t-on appris ce samedi 8 mai d'une source judiciaire. Les suspects projetaient de commettre une attaque violente contre une loge maçonnique en Moselle.

Les deux hommes de 29 et 56 ans ainsi que la femme de 53 ans sont mis en examen par un juge antiterroriste pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Ces interpellations, menées avec le Raid, ont eu lieu dans le cadre d'une enquête préliminaire du parquet national antiterroriste, ouverte en février sur ce groupuscule d'ultradroite baptisé "Honneur et nation".


Selon une source proche du dossier, certaines de ces personnes étaient en contact avec Rémy Daillet, figure du mouvement complotiste français résidant en Malaisie. Ce dernier est soupçonné d'avoir contribué à l'organisation de l'enlèvement en avril de la petite Mia, retrouvée depuis. Dans cette enquête, un mandat d'arrêt international a été lancé à l'encontre de cet ancien cadre du MoDem en Haute-Garonne, qui a été exclu du parti centriste en 2010. 

L'ultradroite dans le viseur du parquet antiterroriste

Plusieurs enquêtes antiterroristes liées à la mouvance de l'ultradroite sont en cours en France. Début avril, le parquet antiterroriste a demandé un procès en correctionnelle pour neuf membres du groupe d'ultradroite surnommé OAS. Démantelé en 2017, le groupuscule était soupçonné initialement d'avoir voulu s'en prendre à Christophe Castaner, Jean-Luc Mélenchon ou des musulmans

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Un autre groupuscule, appelé Action des forces opérationnelles (AFO) et soupçonné de vouloir frapper des cibles musulmanes, avait été démantelé en 2018. Encore un autre groupuscule, issu d'un groupe Facebook surnommé "Les Barjols" et accusé d'avoir voulu attenter à la vie d'Emmanuel Macron, a aussi été arrêté en 2018.

Deux autres enquêtes antiterroristes liées à l'ultradroite portent, l'une sur un groupe proche de l'idéologie néo-nazie soupçonné de viser des lieux de cultes juifs et musulmans, l'autre sur un suprémaciste admirateur de l'auteur de l'attentat en 2019 contre des mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande.

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