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"La déception est à la hauteur des ambitions" : avant France-Angleterre, "personne ne veut jouer ce match" pour la troisième place à la Coupe du monde 2026

Sortis respectivement par l'Espagne et l'Argentine, Français et Anglais s'affrontent lors de la petite finale du Mondial, samedi 18 juillet à Miami. Si Didier Deschamps rappelle que jouer en sélection implique "des devoirs", les deux camps ne semblent pas très motivés.

Didier Deschamps en conférence de presse de veille de match avant France-Angleterre, le 17 juillet 2026 à Miami.

Crédit : JAMIE SQUIRE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Gabriel Joly

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Comme un pensum. Avant de partir en vacances, l'équipe de France va tenter de conclure sa Coupe du monde et l'ère Deschamps sur une bonne note, en s'adjugeant la troisième place aux dépens de l'Angleterre, samedi 18 juillet à Miami (23h, en direct sur M6 et M6+). Éliminés par l'Espagne en demi-finales (0-2), les Bleus se seraient bien passés de cette rencontre sans véritable enjeu sportif, préférant plutôt oublier la leçon que leur a infligé la Roja. Un sentiment d'ailleurs partagé par Thomas Tuchel, le coach de l'Angleterre, éliminée contre l'Argentine mercredi (2-1).


"C'est très dur à digérer, on y pense chaque jour depuis la défaite. Il y a des regrets, c'est tellement dur… Cela fait mal", a expliqué Ibrahima Konaté, défenseur remplaçant de la sélection en conférence de presse ce vendredi 17 juillet. "Personne ne veut jouer ce match... Par rapport à nos attentes, c'est une finale qu'on voulait jouer. Mais on a un devoir et on va le respecter jusqu'au bout".

Didier Deschamps, qui va diriger le 187e et dernier match de son mandat long de quatorze années à la tête des Bleus, va devoir trouver les mots pour motiver les troupes, afin de ne pas rendre son tablier sur deux défaites. "Ce n'est pas un match anonyme. Cela ne changera pas leur vie, mais mieux vaut finir troisième que quatrième", a-t-il esquissé en veille de partie en Floride. "Combien d'équipes ont déjà rentrées avant la demi-finale ? 44. Nous, on est là. On a des devoirs quand on est en équipe de France. On a une responsabilité par rapport aux millions de Français".

"Ce n'est pas un match amical mais il est là, c'est pour une troisième place. J'ai le devoir, et les joueurs aussi, de tout faire pour atteindre cet objectif. On n'a pas plus envie de le jouer que les Anglais, mais il est là et c'est notre objectif. Il faut accepter la défaite... La déception est à la hauteur des ambitions qu'on avait. Après, vacances. Ils en ont besoin et moi aussi", a-t-il ajouté.

"On a envie de gagner pour le coach"

Pour glaner cette médaille de bronze, Deschamps a annoncé qu'il allait procéder à une large revue d'effectif, histoire d'au passage donner quelques minutes à N'Golo Kanté et Lucas Hernandez, qui n'ont pas encore été utilisés. Au sein du groupe, il sera d'ailleurs question de conclure positivement le mandat du sélectionneur, qui confiait que l'équipe de France était "la plus belle chose qui [lui] soit arrivée, ça a pris 25 ans de ma vie et ça marque car il reste des souvenirs inoubliables".

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"En tant que footballeur, on a envie de gagner pour soi-même. Après, bien sûr, on a envie de gagner pour le coach, pour ce qu'il a fait pour l'équipe de France et pour nous. Si on est là c'est qu'il nous a choisis, on doit être reconnaissant", a rappelé Konaté, qui vient de signer au Real Madrid en provenance de Liverpool et pour qui ce sera donc un match spécial. "C'est un France-Angleterre, il y a une histoire entre les deux nations, on doit respecter cette histoire, cet écusson et les supporters qui sont là."


Pour lui et beaucoup d'autres, ce sera une occasion de se montrer avant l'arrivée du futur sélectionneur, Zinédine Zidane, qui pourrait être amené à faire des choix à l'automne.

Pour le capitaine Kylian Mbappé, il y aura un autre intérêt : celui de conserver son titre de meilleur buteur en soignant ses statistiques. Actuellement, il compte huit buts dans cette édition, soit autant que Lionel Messi (avec un pion de plus au classement absolu), qualifié en finale et qui le devance au critère de nombre de passes décisives. Avec quatre caviars, l'Argentin menace d'ailleurs le leader de cet autre distinction honorifique : Michael Olise (5).

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