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Mort de Cintia Lunimbu : Jean-Baptiste Rambla condamné à la perpétuité

L'homme âgé de 53 ans a été condamné à la réclusion à la perpétuité, jeudi 17 décembre, pour le meurtre de Cintia Lunimbu. Le verdict prévoit une période de sûreté de 22 ans pour prévenir des risques de récidive.

Symbole de la justice (illustration)
Symbole de la justice (illustration)
Crédit : INA FASSBENDER / AFP
Florise Vaubien & AFP

La perpétuité a été prononcée pour cet homme de 53 ans, accusé d'avoir égorgé une jeune femme à Toulouse. La cour d'assises de Haute-Garonne a ainsi condamné Jean-Baptiste Rambla à la peine maximale, jeudi 17 décembre 2020, pour le meurtre de Cintia Lunimbu, une angolaise de 21 ans tuée en 2017. Pour éviter tout risque de récidive, la décision de la cour prévoit une période de sûreté de 22 ans.

Après les réquisitions de l'avocat général, le verdict a été rendu devant cet homme qui s'est montré peu expressif pendant toute la durée de son procès. L'homme, sans mobile, condamné à la perpétuité n’a cessé de rappeler avoir été traumatisé par l'affaire du "Pull-over rouge". Christian Ranucci, guillotiné en 1976, avait enlevé sa jeune sœur sous ses yeux deux ans plus tôt, avant de la tuer.

Une souffrance reconnue par l'avocat général dans son réquisitoire qui a toutefois noté que M. Rambla n'avait pas le "monopole du malheur" et qu'"être victime ne conditionne pas à devenir un criminel".

Un homme déjà condamné pour meurtre

Cintia Lunimbu, la deuxième victime de l'accusé, est née en Angola : elle avait rejoint la France avec sa famille et avait un compagnon depuis plusieurs mois. Elle travaillait comme femme de ménage dans un centre commercial et vivait dans son petit appartement d'un quartier populaire du centre de Toulouse. 

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La nuit du drame, un soir de juillet 2017, Jean-Baptiste Rambla s'est introduit au domicile de la victime, et l'a "presque décapitée" avec un cutter, explique le médecin légiste. À l'époque des faits, l'homme était en liberté conditionnelle pour "bonne conduite", alors qu'il purgeait une peine de 18 ans de prison pour le meurtre de la compagne de son ancien patron, à Marseille, en 2004.

Une "perversité extraordinaire"

Le magistrat a insisté sur la "dangerosité" d'un "meurtrier en puissance" d'une "perversité extraordinaire", estimant qu'après avoir "tué une inconnue", il pourrait "tuer n'importe qui au hasard".

Le verdict était particulièrement attendu alors que les audiences, où une extrême tension avait envahi la salle, avaient été suspendues, mardi 15 décembre, à la suite d’un incident, rapporte La Dépêche. Emportée par l'émotion, la mère de la victime s’était précipitée vers le box des accusés, en hurlant "Pourquoi t'as tué ma fille ?". 

Jean Baptiste Rambla n'a jamais expliqué les raisons de son geste macabre. "Ce que j’ai fait, c’est un carnage (…). Monstrueux, innommable, inqualifiable", a-t-il confessé de façon "mécanique", "sans qu'aucune émotion ne s'échappe" note le Monde, les yeux tournés vers le sol. 

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