2 min de lecture Justice

Jonathann Daval : son avocat bientôt jugé en correctionnelle

Le 25 mars à Lons-Le-Saunier, Me Schwerdorffer, chargé de la défense de Jonathann Daval, sera sur le banc des accusés pour répondre aux accusations de "violation du secret professionnel" dont il fait l'objet.

Me Randall Schwerdorffer, avocat de Jonathann Daval.
Me Randall Schwerdorffer, avocat de Jonathann Daval. Crédit : SEBASTIEN BOZON / AFP
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Joanna Wadel
Journaliste

Alors que son client Jonathann Daval a reconnu lors d'une reconstitution le 5 mars avoir commis des "violences volontaires" sur sa femme Alexia, dont il est accusé du meurtre, Maître Randall Schwerdorffer sera jugé le 25 mars prochain en correctionnelle pour "violation du secret professionnel".

Ce rebondissement parallèle à l'affaire Daval est dû à un échange entre le pénaliste et la mère du prévenu, lors de la confrontation de Jonathann Daval avec sa belle-famille, qu'il accusait d'être complice du crime. Une audition durant laquelle le trentenaire avait modifié sa version des faits, avouant de nouveau avoir tué son épouse. 

Comme le rappelle France 3, Me Schwerdorffer a reconnu avoir adressé la parole à Martine Henry le 7 décembre 2018, dans la cour du palais de justice de Besançon, au cours d'une "pause cigarette" : "Je lui ai fait part de l'état émotionnel de son fils à qui on venait de montrer une photo d'Alexia et du chat Happy. Je ne vois pas ce qui m'interdisait de parler à Martine Henry", a t-il déclaré.

Cette conversation ébruitée par les médias, avait engendré l'ouverture d'une enquête préliminaire pour "violation du secret de l'instruction" en janvier dernier. Une décision qui a surpris l'avocat bisontin. "Si l'on considère que le fait d'avoir dit à la maman de Jonathann (...) qu'il s'était effondré lorsqu'on lui avait montré la photo du chat d'Alexia, c'est une violation du secret de l'instruction, je m'étonne qu'il n'y ait aucune volonté de rechercher les auteurs des graves violations du secret de l'instruction dans ce dossier", s'était-il indigné.

Le juriste en appelle au "droit à la parole"

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Mais le procureur de Besançon Etienne Manteaux, en charge de l'enquête préliminaire, possède un point de vue différent sur la question. Dans L'Est Républicain, le magistrat a estimé que "Même s’ils ne sont pas capitaux, ce sont des éléments couverts par le secret de l’instruction", à la suite desquels le prévenu est passé aux aveux

Le juriste, qui revendique son "droit à la parole", encourt un an de prison et 15.000 euros d'amende pour le délit de "violation du secret professionnel" auquel sont soumis les avocats. Il sera jugé le 25 mars prochain à Lons-Le-Saunier dans le Jura, et défendu à cette occasion Me Antoine Fittante, un spécialiste du droit de la communication. Un rebondissement de plus dans l'affaire du meurtre d'Alexia Daval, toujours en instruction.

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