1. Accueil
  2. Actu
  3. Justice et faits divers
  4. INVITÉ RTL - Affaire Ricard : "Nous n'avons pas cherché à ne pas dire", assure Mgr Éric de Moulins-Beaufort
2 min de lecture

INVITÉ RTL - Affaire Ricard : "Nous n'avons pas cherché à ne pas dire", assure Mgr Éric de Moulins-Beaufort

En réponse aux accusations d'abus sexuels visant le cardinal Jean-Pierre Picard, Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims, se défend d'avoir volontairement tardé à saisir la justice.

Monseigneur Eric de Moulins-Beaufort était l'invité de RTL.
Monseigneur Eric de Moulins-Beaufort était l'invité de RTL.
Crédit : RTL
Monseigneur Eric de Moulins-Beaufort est l'invité d'Amandine Bégot
00:09:16
Monseigneur Eric de Moulins-Beaufort est l'invité d'Amandine Bégot
00:09:16
Amandine Bégot & Joanna Wadel

Face aux nouveaux scandales sexuels qui frappent l'Église catholique française, l'archevêque de Reims, Monseigneur Éric de Moulins-Beaufort a annoncé, lundi 7 novembre, à Lourdes, que 11 évêques et anciens évêques étaient mis en cause. Parmi eux, le cardinal Jean-Pierre Ricard, ancien évêque de Bordeaux. 

Parmi ces cas, "trois concernent des faits de non-dénonciation et insuffisance de dénonciation", précise en premier lieu Éric de Moulins-Beaufort. Et de rappeler la lettre du cardinal Ricard, dans laquelle l'ecclésiastique a avoué une relation "dite répréhensible", qu'il aurait eue il y a trente-cinq ans avec une jeune fille de 14 ans. Afin de faire la lumière sur l'affaire, le parquet de Marseille a ouvert une enquête préliminaire

Des accusations dont l'archevêque aurait été au courant depuis février, soit huit mois auparavant. "Il faut tout un temps pour pouvoir rendre possible un signalement", explique Éric de Moulins-Beaufort, qui indique que "la réaction aurait été tout à fait différente" si les faits avaient été récents. En réponse aux catholiques qui réclament plus de transparence de la part de l'Église, l'archevêque se défend : "Nous avons travaillé, nous n'avons pas cherché à ne pas dire, nous avons cherché à rendre possible ce signalement [...] et la parole qui a été posée", a encore assuré le président de la Conférence des évêques de France.

Une progression vers la fin de "l'entre-soi"

Quant à la recrudescence des accusations qui provoque la lassitude de nombreux fidèles, qui ont récemment invité à "sortir les poubelles de l'Église" sur les réseaux sociaux, Éric de Moulins-Beaufort constate une progression. "Jusqu'en 2016, personne ne prend réellement au sérieux les victimes [...] depuis, on sait que le trouble des personnes victimes est considérable et dure", souligne l'archevêque de Reims. 

À écouter aussi

Cependant, l'évêque prône la prudence à l'égard des accusations : "On ne peut pas mettre tout et n'importe quoi sur la place publique", nuance-t-il, avant d'annoncer la création d'un "conseil de suivi" constitué de "personnes laïques, extérieures à l'Église", qui encadreront la procédure. Une initiative visant à "sortir de l'entre-soi", progressivement. 

La rédaction vous recommande
À lire aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.