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"Parfois je m'exprime de façon trop brutale" : au Havre, Édouard Philippe esquisse un mea culpa envers Emmanuel Macron

Le candidat à l'élection présidentielle a officiellement lancé sa campagne pour les municipales au Havre, mercredi 28 janvier. L'ancien Premier ministre veut se détacher des phrases qui ont pu le ralentir dans sa course pour l'Élysée.

Édouard Philippe lors du lancement de sa campagne pour les élections municipales au Havre, le 28 janvier 2026

Crédit : Lou BENOIST / AFP

Pauline Théveniaud

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C'est très rare, chez lui... D'ailleurs, le ton était hésitant, il a d'abord buté sur les mots. Mais mercredi 28 janvier, en lançant sa campagne municipale au Havre, Édouard Philippe s'est livré à un mea culpa. L'ancien Premier ministre a en effet regretté avoir lâché cet automne, à propos d’Emmanuel Macron : "Je ne lui dois rien".

"Pendant trois ans, j'ai essayé d'être maire du Havre entre 2017 et 2020, puisqu'il n'en réchappe à personne qu'à ce moment-là, j'étais Premier ministre et que le président de la République m'a fait l'honneur de me nommer. Je lui dois ça et parfois je m'exprime de façon trop brutale. Je ne devrais pas", a déclaré celui qui est aussi candidat à l'élection présidentielle de 2027. "Il m'a fait l'honneur de me proposer de servir mon pays pendant trois ans à Matignon, ce que j'ai fait avec à la fois plaisir dans une période qui n'a pas toujours été facile, mais j'ai beaucoup appris, beaucoup, et j'ai fait de mon mieux", a-t-il ajouté.

"Ça l’a beaucoup abîmé"

Le patron d’Horizons a voulu cet automne rompre avec Emmanuel Macron, notamment en demandant une présidentielle anticipée. Mais il est conscient que cela lui a attiré des critiques et que cela peut nuire à ses candidatures municipale et présidentielle.
 
D’ailleurs, un peu plus tôt dans l’après-midi, en tractant dans le centre-ville, son principal rival au Havre, le communiste Jean-Paul Lecoq ne se privait pas de souligner que cette petite phrase avait déplu à la partie macroniste de son électorat.
 
Idem au niveau national, ils sont nombreux à relever que son appel à la démission du président, sur RTL, puis cette petite phrase lui avait coûté cher politiquement et dans l’opinion. "On a pris la foudre", concède un soutien. "Ça a donné l’impression qu’il se comportait mal avec celui qui l’avait nommé", épingle un ponte socialiste. "Ça l’a beaucoup abîmé. Le 'Je ne lui dois rien', ça lui colle un peu aux doigts", tranche un poids lourd du gouvernement.

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