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Incendie de Rouen : un pompier veut "des réponses sur la réalité des intoxications"

DOCUMENT RTL - Quatre jours après l'incendie d'une usine classée Seveso à Rouen, les autorités se veulent rassurantes. Mais les pompiers craignent pour leur santé, comme Thomas Bru, qui demande "un suivi médical".

Incendie dans l'usine Seveso Lubrizol à Rouen
Incendie dans l'usine Seveso Lubrizol à Rouen
Crédit : Julien Caillard / RTL
Incendie de Rouen : un pompier veut "des réponses sur la réalité des intoxications"
00:01:52
Incendie de Rouen : un pompier veut "des réponses sur la réalité des intoxications"
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Jacques Serais - édité par Paul Turban

Une vidéo postée par un habitant de l'agglomération rouennaise montrant de l'eau noire s'écoulant d'un robinet est devenue virale. Elle met en cause la pollution supposée créée par l'incendie de l'usine Lubrizol, classée Seveso. Pour l'instant, tous les discours officiels se veulent rassurants. Édouard Philippe en personne s'est même rendu devant le site pour promettre "l'absolue transparence"

Cela ne suffit pas à rassurer les soldats du feu. "On a une inquiétude, celle de savoir ce qu'on a pu inhaler et de savoir si cela ne va pas avoir un retentissement sur notre santé3, confie Thomas Bru, pompier qui est intervenu sur l'incendie. 3On attend des réponses sur la réalité des intoxications, ou des expositions qu'on aurait pu avoir." 

"Il y aurait eu des problèmes d'approvisionnement de protections respiratoires3, explique Thomas Bru. 3Certains agents ont quelques problèmes de santé : maux de tête, diarrhées, maux de ventre, etc." 

On demande un suivi médical.

Thomas Bru, pompier qui est intervenu sur le feu de l'usine Lubrisol.

"Nos bottes de feu sont des bottes en cuir3, raconte encore le pompier. 3Au bout d'un certain temps, il arrive que l'humidité rentre à l'intérieur. On a pu avoir a priori des démangeaisons des pieds parce qu'ils sont restés longtemps dans les eaux d’extinction mélangées aux hydrocarbures et d'autres produits peut-être." 

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"Dans un premier temps, on demande à ce qu'il y ait un suivi médical, des soins si besoin, et que ce soit intégré dans nos dossiers de suivi d'exposition3, ajoute Thomas Bru. 3Si toutefois, malheureusement, on avait un collègue qui avait un cancer, il faudrait pouvoir faire le lien entre son activité professionnelle et ce cancer." 

Malgré la réouverture des écoles, des enseignants dans trois collèges ont fait usage de leur droit de retrait. Les cours sont suspendus jusqu'à nouvel ordre dans au moins deux établissements, Georges Braque, à Rouen, et Fernand Léger, à Petit-Quevilly, qui se trouvent à quelques centaines de mètres de l'usine. 

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