2 min de lecture Faits divers

Hauts-de-Seine : un policier se suicide et laisse trois lettres

Le sous-brigadier s’est donné la mort dans les locaux de Direction territoriale de la sécurité de proximité à Nanterre. Il avait deux enfants.

Un commissariat de police (illustration)
Un commissariat de police (illustration) Crédit : JACQUES DEMARTHON / AFP
Venantia
Venantia Petillault et AFP

C'est le 59e depuis le début de l'année. Un policier s'est suicidé dans la nuit de dimanche 29 à lundi 30 décembre au sein de l'état-major de la police des Hauts-de-Seine, a indiqué le parquet de Nanterre, portant à 59 le nombre de policiers qui se sont donné la mort depuis le début de l'année.

"C'est avec émotion que la @prefpolice apprend le décès survenu cette nuit de l'un de ses gardiens de la paix affecté dans les Hauts-de-Seine", avait tweeté plus tôt dans la matinée la préfecture de police de Paris.

Le fonctionnaire de police, né en 1980, qui travaillait comme opérateur radio dans le Centre d'information et de commandement de l'état-major situé à Nanterre, s'est suicidé vers 2 heures du matin, a précisé à l'AFP la procureure de la République de Nanterre Catherine Denis.

Il s'est éloigné de la salle où se trouvaient ses collègues, s'est "mis à l'écart dans l'entrée, s'est assis dans un fauteuil et a tiré avec son arme de service", selon la magistrate.

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Le trentenaire a laissé trois lettres, "l'une pour son épouse, une autre pour ses collègues et une troisième pour sa hiérarchie dans laquelle il fait état des difficultés générales de la police dans la société actuelle", a ajouté Catherine Denis, précisant que le fonctionnaire n'avait cependant "pas mis en cause sa hiérarchie".

Le sous-brigadier, qui était aussi délégué syndical Alliance, était père de deux jeunes enfants, selon la même source. Une enquête en recherche des causes de la mort a été ouverte, confiée au Service départemental de la police judiciaire des Hauts-de-Seine et à l'IGPN, la "police des polices".

Depuis le début de l'année, 59 agents ont mis fin à leurs jours selon un décompte de la police nationale, contre 35 en 2018. Début octobre, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait annoncé la mise en place d'un nouveau numéro vert (0805 230 405) pour lutter contre le phénomène.

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