1. Accueil
  2. Actu
  3. Justice et faits divers
  4. François Molins, visage de l'antiterrorisme, officiellement nommé à la Cour de cassation
2 min de lecture

François Molins, visage de l'antiterrorisme, officiellement nommé à la Cour de cassation

Un temps pressenti pour occuper le ministère de l'Intérieur, le procureur de 65 ans vient d'être nommé au plus haut poste de magistrat du parquet en France.

François Molins, le 25 novembre 2016
François Molins, le 25 novembre 2016
Crédit : LIONEL BONAVENTURE / AFP
Léa Stassinet & AFP

Le grand public l'a découvert en 2015, lors de la terrible vague d'attentats qui a frappé la France. Alors procureur de la République de Paris, François Molins multipliait les conférences de presse retransmises en direct à la télévision, quasiment toutes construites de la même manière. 

L'exercice débutait invariablement par un message de compassion aux victimes, et se poursuivait par un énoncé sobre des faits. Minutieusement préparées, ces prises de parole avaient pour objectif d'informer et de rassurer sans gêner les enquêteurs.  

Nommé en novembre 2011, quatre mois avant les tueries perpétrées par Mohamed Merah à Toulouse et Montauban, ce procureur discret et réservé a été propulsé en sept ans dans le cercle restreint des magistrats familiers du grand public, souvent loué par les médias.  

Il est tellement reconnu dans son domaine

Devenu incontournable, son nom avait même circulé pour remplacer Gérard Collomb au ministère de l'Intérieur début octobre. "Il est tellement reconnu dans son domaine, qu'il a un poids, une légitimité. Il a une vraie aura", déclarait alors un bon connaisseur de Beauvau. 

À écouter aussi

Mais c'est finalement à la Cour de cassation que le magistrat de 65 ans finira sa carrière. Un décret ministériel publié ce samedi 27 octobre l'a ainsi nommé au plus haut poste de magistrat du parquet de France. 

L'abord de ce Catalan d'origine, passionné de marches en montagne et à l'accent discrètement méridional, est réservé voire austère. Mais l'émotion peut percer sous la carapace. Lors de sa première conférence de presse après les attentats du 13 novembre 2015, François Molins égrène horaires, lieux et bilans : les mots restent factuels mais la voix s'éraille. 

On a vu des horreurs

François Molins, sur la nuit du 13 novembre 2015

Invité à revenir sur son parcours par France 3, il décrit cette nuit du 13 novembre comme "la plus difficile de sa carrière" : "On a vu des horreurs. On a été confronté à des choses auxquelles aucun parquet ni procureur en France n’avait été confronté jusque-là, notamment à Paris", avait-il confié. 

"On a le droit d’avoir des émotions. Simplement, l’enjeu quand on est magistrat, (…) c’est de savoir les gérer. On n’est pas là pour faire peur aux gens. On s’est rendu compte qu’on rassurait. En tous cas, on a toujours eu la volonté de ne pas en rajouter", expliquait-il.

Et quand il estime que la machine médiatique dérape, il n'hésite pas à rappeler à l'ordre les journalistes, comme dernièrement après l'arrestation de Redoine Faïd. 

La rédaction vous recommande
À écouter aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/

Bienvenue sur RTL

Ne manquez rien de l'actualité en activant les notifications sur votre navigateur

Cliquez sur “Autoriser” pour poursuivre votre navigation en recevant des notifications. Vous recevrez ponctuellement sous forme de notifciation des actualités RTL. Pour vous désabonner, modifier vos préférences, rendez-vous à tout moment dans le ce