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Féminicide à Mérignac : "Elle n'était pas protégée", déplorent les parents de Chahinez

DOCUMENT RTL - Les parents de Chahinez, brûlée vive par son mari à Mérignac en mai, sont arrivés en France pour réclamer la garde des enfants de leur fille. Ils déplorent le traitement de la justice française à l'égard de Chahinez, qui "criait sa détresse à tout le monde".

Kamel et Djohan Daoud, les parents de Chahinez
Kamel et Djohan Daoud, les parents de Chahinez
Crédit : Philippe de Maria - RTL
Féminicide à Mérignac : "Elle n'était pas protégée", déplorent les parents de Chahinez
01:52
Philippe De Maria - édité par Nicolas Barreiro

Elle est devenue un symbole des violences faites aux femmes. Chahinez a été tuée le 4 mai dernier, à Mérignac près de Bordeaux. Brûlée vive par son mari qui l'avait d'abord blessée à coup de fusil. L'enquête a permis de montrer toute une série de dysfonctionnements graves dans le suivi policier. La jeune femme avait déjà porté plainte et son agresseur était signalé comme "recherché".

Les parents de Chahinez sont arrivés en France cet été, avec pour objectif de récupérer la garde des trois enfants de leur fille, aujourd'hui placés en famille d'accueil. Kamel et Djohar racontent leur fille souriante, sportive mais aussi l'horreur du crime, les multiples fautes des autorités dans ce terrible dossier, qui accentuent leur douleur de parent. 

"Je lui disais : 'Il ne faut pas avoir peur, tu vis en France, et la justice française ne te laissera pas entre les mains de ce monstre. Elle criait sa détresse à tout le monde, mais elle n'était pas protégée", déplore le père de la victime. 

Une lutte judiciaire pour la garde des petits-enfants

Ils sont arrivés en France en juillet, en décrochant difficilement un visa. Ils veulent tout simplement récupérer la garde de leurs trois petits-enfants, placés en famille d'accueil. Pour le moment, ils ne les voient que deux heures par semaine

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"C'est très long", déplorent-ils. "Même pour les enfants, quand on leur rend visite ils veulent partir avec nous. Quand ils nous voient ils sont très contents mais quand on repart, après la visite, ils commencent à pleurer".

Kamel et Djohar veulent élever les trois enfants de Chahinez en France. "Les démarches qu'ils effectuent ici, que ce soit auprès des administrations ou de la justice, sont longues", explique leur avocat Me Plouton. "C'est fastidieux, c'est vrai qu'ils ont du mal à l'entendre et à le comprendre. Là encore, ils sont confrontés à une forme d'inertie administrative et judiciaire". Selon l'avocat, les enfants n'ont toujours pas reçu de soutien psychologique, malgré les demandes réitérées.

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