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Épuisée par la prise en charge de son mari atteint d’Alzheimer, une septuagénaire le tue à coups de marteau

À Grandfontaine dans le Doubs, une femme de 77 ans a reconnu avoir tué son époux de 88 ans, atteint de la maladie d’Alzheimer. Mise en examen pour homicide sur conjoint, elle a été transférée en milieu psychiatrique en raison de son état mental.

Un officier de la police judiciaire (photo d'illustration)

Crédit : Matthieu Delaty / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

AFP

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Les faits se sont déroulés dans la nuit de jeudi 19 février à vendredi 20 février, à Grandfontaine, une commune de l’agglomération de Besançon dans le département du Doubs où le couple était installé depuis de nombreuses années. Cette femme de 77 ans s’occupait depuis plusieurs années de son mari, âgé de 88 ans, atteint de la maladie d’Alzheimer et souffrant de problèmes de vessie.

Placée en garde à vue, celle-ci a reconnu avoir tué son époux alors qu’il dormait. Selon la vice-procureure de la République de Besançon, Christine de Curraize, "elle a expliqué qu’elle s’était réveillée la nuit et que, sur un coup de tête, qu’elle liait à son état de fatigue, elle s’était emparée d’un marteau et avait porté de multiples coups sur le crâne de son mari".

Après les coups, la septuagénaire aurait tenté de mettre fin à ses jours. "Elle a ensuite souhaité se donner la mort, s’alcoolisant pour se donner du courage", a précisé la magistrate. Elle se serait entaillé les bras et aurait tenté de se défenestrer, sans aller au bout de son geste.

Ce sont des voisins, alertés en la voyant à la fenêtre du premier étage vers 8h30 vendredi matin, qui sont intervenus. En pénétrant dans la maison, ils ont découvert le corps du mari, gisant dans son lit, la tête ensanglantée.

La septuagénaire transférée en milieu psychiatrique

Mère de trois enfants adultes, la suspecte "s’occupait constamment de son mari", selon les éléments de l’enquête. Elle a confié aux gendarmes être "épuisée" par la situation.

L’état de santé de son époux s’était "considérablement dégradé ces derniers temps" et une entrée en Ehpad était prévue cette semaine. "Elle appréhendait le fait que son mari soit placé dans cet Ehpad, tout en ayant conscience que ce n’était plus possible de le garder à domicile", a souligné Christine de Curraize.

Les proches du couple se sont dits "extrêmement surpris du passage à l’acte" de cette femme décrite comme "très présente pour son mari". Selon la vice-procureure, ils "n’avaient pas mesuré l’intensité de sa fatigue, ni constaté d’état dépressif".

Mise en examen pour "homicide sur conjoint" ce dimanche 22 février, la septuagénaire a été incarcérée avant d’être transférée en milieu psychiatrique en raison de son état mental. L’enquête se poursuit pour préciser les circonstances exactes du drame.

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