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Thierry Dran, procureur de Lyon, lors d'un point presse à propos de la mort de Quentin Deranque
Crédit : Matthieu Delaty / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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Les sept personnes présentées le 19 février 2026 devant les juges d’instruction dans le cadre de l’enquête relative au décès de Quentin Deranque ont été mises en examen, a annoncé le parquet de Lyon le lendemain matin.
"Le parquet de Lyon avait requis, pour chacune d’elles, une mise en examen pour les chefs d’homicide volontaire, de violences aggravées et d’association de malfaiteurs. Six des mis en examen l’ont été pour ces trois qualifications, précisent les magistrats. La septième personne a, quant à elle, été mise en examen pour complicité d’homicide volontaire, violences aggravées et association de malfaiteurs."
"Par ailleurs, six des mis en examen ont été placés en détention provisoire. Le septième individu a été placé sous contrôle judiciaire, assorti d’une interdiction de participer à des manifestations ainsi que d’une mesure d’éloignement du territoire de la ville de Lyon." Le parquet a annoncé faire appel de ce placement sous contrôle judiciaire.
Les sept hommes, âgés de 20 à 26 ans, sont, selon une source proche du dossier, "connus pour être soit membres, soit proches de la Jeune Garde", un mouvement d'ultragauche fondé en 2018 à Lyon par Raphaël Arnault et dissout en juin. Interpellés les 17 et 18 février, "deux ont refusé de s'exprimer" lors de leur garde à vue, les autres "reconnaissent leur présence" sur les lieux de l'agression et "certains admettent avoir porté des coups" à Quentin Deranque "ou à d'autres victimes", a expliqué le procureur de Lyon Thierry Dran lors d'une conférence de presse. Tous "contestent l'intention" de tuer, a ajouté le magistrat qui avait requis leur placement sous écrou en raison notamment du risque de trouble à l'ordre public.
Quentin Deranque a été frappé le 12 février par plusieurs personnes encagoulées, en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Il était venu assurer la sécurité de militantes du collectif identitaire Némésis qui manifestaient contre la venue de l'élue. Souffrant d'un grave traumatisme crânien, il est décédé samedi. Les sept suspects ont été identifiés après l'audition de plusieurs témoins, l'exploitation de vidéos et d'éléments matériels, a relaté le procureur.
Une marche aura lieu à Lyon samedi 21 février pour rendre hommage à la victime. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a affirmé sur RTL qu'il ne demanderait "pas l'interdiction" de la manifestation. Il a ajouté que cette marche qui devrait rassembler, selon son estimation, "2 à 3.000 personnes" sera encadrée par un "dispositif policier extrêmement important" pour assurer la sécurité.
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