2 min de lecture Rassemblement national

Emplois fictifs présumés : Yann Le Pen, la sœur de Marine Le Pen, mise en examen

Après Marine Le Pen et son compagnon Louis Aliot, Yann Le Pen, la sœur de la présidente du parti, a été mise en examen pour "recel de détournements de fonds publics" dans le cadre de l'enquête visant les eurodéputés et élus frontistes.

Yann Le Pen et sa fille Marion Maréchal
Crédit Image : Thomas COEX / AFP

Yann Le Pen, la sœur de Marine Le Pen et mère de Marion Maréchal, a été mise en examen le 5 février dernier dans le cadre de l'enquête sur des soupçons d'emplois fictifs d'assistants d'eurodéputés frontistes, ont révélé à l'AFP des sources proches du dossier. 

La sœur de la présidente du Rassemblement National (RN), qui participe actuellement à l'organisation des meetings de la campagne du parti d'extrême-droite aux européennes, est suspectée de "recel de détournements de fonds publics". 

Les soupçons portent sur les salaires qu'elle a perçus en tant qu'assistante parlementaire de l'eurodéputé Bruno Gollnischmis en examen avec ses assistants pour des faits similaires - entre 2012 et 2014, alors qu'elle était chargée des événements au siège du parti à Nanterre.  

Depuis fin 2016, les juges enquêtent sur un possible "système" organisé "de manière concertée et délibérée" par le RN et sa présidente pour financer les salaires de certains de ses permanents, en détournant les enveloppes de l'Union européenne destinées à l'emploi de collaborateurs parlementaires. 

Marine Le Pen et Louis Aliot mis en examen

Dans le cadre de cette information judiciaire, initialement ouverte pour "abus de confiance", les juges ont d'ores et déjà procédé à 20 mises en examen, dont celle de Marine Le Pen et de son compagnon Louis Aliot en tant que personne morale. 

Cette enquête, vivement contestée par le parti et sa présidente qui dénonce une instrumentalisation de la justice à des fins politiques, a été validée par la Cour de cassation le 19 février dernier. Les magistrats financiers ont alourdi les mises en examen, confortés par une jurisprudence de la haute juridiction qui autorise les poursuites de parlementaires pour "détournements de fonds publics". Le Parlement européen a estimé son préjudice à 6,8 millions d'euros pour la période de 2009 à 2017. 

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