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Emplois fictifs présumés : Marine Le Pen à nouveau convoquée par les juges

La présidente du Rassemblement national a indiqué vendredi 7 septembre avoir reçu une nouvelle convocation par les juges du parquet financier, relative à l'affaire des emplois fictifs de son parti au Parlement européen.

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Le RN poursuivi "pour des raisons politiques", affirme Marine Le Pen Crédit Image : JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP | Crédit Média : M6info | Date :
Clarisse Martin
Clarisse Martin
et AFP

La machine judiciaire continue à avancer. En marge d'un déplacement à Châlons-en-Champagne, Marine Le Pen a déclaré vendredi 7 septembre avoir reçu une nouvelle convocation de la part des juges financiers parisiens à propos de l'affaire des emplois fictifs présumés de son parti le Rassemblement national (RN, ex-FN) au Parlement européen. 

"Je vais leur répondre", a affirmé l'ex-finaliste à la présidentielle, interrogée par l'AFP, sans toutefois préciser si elle se rendrait ou non à la convocation des magistrats et sous quelle forme elle donnerait cette réponse. Avec les juges, "le pire est toujours sûr", a seulement dit la présidente du RN. Le 30 juin 2017, Marine Le Pen, mise en examen par les juges du pôle financier, n'avait pas voulu répondre aux juges et s'était contentée d'une déclaration. 

"C'est fait pour" perturber la campagne des élections européennes organisées en mai, a estimé la responsable politique au sujet de cette nouvelle convocation dont elle n'a pas précisé la date. 

Quand les juges ont saisi au RN deux millions d'aide publique, dans le cadre de cette affaire, "ils ont dit à la face du monde qu'ils n'instruisaient pas à charge et à décharge mais exclusivement à charge", a-t-elle déploré. Les juges "considèrent avant même que l'instruction soit terminée que nous (sommes) coupables", a ajouté la présidente du RN. 

Je vais leur répondre

Marine Le Pen
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Les juges d'instruction Renaud Van Ruymbeke et Claire Thépaut, qui enquêtent sur cette affaire, dont le préjudice estimé par le Parlement européen est de 7 millions d'euros pour la période 2009-2017, ont justifié cette saisie de deux millions d'euros par l'endettement du parti. 

Mercredi, un ancien personnage-clé de l'organisation du FN au Parlement européen, Charles Van Houtte, a été mis en examen pour "complicité de détournements de fonds publics" dans le cadre de l'enquête. 

Outre le FN devenu Rassemblement national (RN), sa présidente Marine Le Pen, son compagnon Louis Aliot et Nicolas Bay - dont le nom circule pour conduire la liste du RN aux élections européennes de 2019 - sont poursuivis pour "abus de confiance" ou "complicité d'abus de confiance", des délits passibles de 3 ans de prison et de 375.000 euros d'amende. 

Jusqu'à début juillet, quatorze autres mises en examen avaient été déjà ordonnées par la magistrate et son collègue Renaud Van Ruymbeke, cosaisis depuis décembre 2016 d'une information judiciaire ouverte pour "abus de confiance" et "escroquerie en bande organisée". Marine Le Pen répondra-t-elle favorablement à la convocation de la justice ? Jusqu'à présent, elle a toujours opposé une fin de non-recevoir aux juges d'instruction en charge de l'enquête.

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