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Dino Scala, le "violeur de la Sambre", mis en examen pour 13 des 16 faits sur lesquels il a été interrogé

Dino Scala, âgé de 65 ans, n’a pas reconnu sa responsabilité dans au moins la majorité des faits. Il a été placé sous le statut plus favorable de témoin assisté pour les trois autres faits.

Dino Scala, en mai 2018

Crédit : L'OBSERVATEUR DE L'AVESNOIS / AFP

Plana Radenovic - édité par Nathan Joubioux

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L'affaire du "violeur de la Sambre", cet ouvrier de l’usine Jeumont Electric, près de Maubeuge (Nord) se poursuit. Dino Scala a été mis en examen pour treize des seize faits, commis entre 1986 et 1990, sur lesquels il a été interrogé, ce jeudi 15 mai. Pour les trois autres, il a été placé sous le statut plus favorable de témoin assisté. 

Cela faisait deux ans que la justice enquêtait dans le cadre d'une nouvelle information judiciaire ouverte pour quatorze cas repêchés de l'ancienne procédure ainsi que pour deux nouvelle plaintes déposées après le procès d'assises. Ces deux dernières femmes, au vu de la prise en compte judiciaire - tardive - des victimes, s'était décidées à porter plainte.

Cette audition fait suite à la demande de Me Margaux Mathieu, avocate de Dino Scala, qui demandait depuis un an que son client soit enfin entendu sur les nouveaux faits reprochés, afin que ce dernier puisse prendre connaissance du dossier et pouvoir donc, sachant ce qui lui est reproché, se défendre. C’est désormais chose faite. 

Déjà condamné à 20 ans de réclusion

Interrogé par le tribunal judiciaire de Valenciennes, Dino Scala, âgé de 65 ans, est apparu vieilli et fatigué, les tempes grisonnantes. Selon nos informations, il n’a pas reconnu sa responsabilité dans au moins la majorité des faits

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Le "violeur de la Sambre" a déjà été condamné en 2022 à 20 ans de réclusion pour 54 agressions sexuelles et viols sur une période de trente ans (1988-2018). Il avait reconnu être l'auteur de 40 de ces faits.

"Le violeur de la Sambre" avait recours à un même mode opératoire qui se retrouve dans la plupart des cas : des agressions presque toujours à l'aube, en hiver, généralement sur la voie publique. Les victimes étaient attaquées par derrière, étranglées avec l'avant-bras ou une cordelette, traînées à l'écart et menacées souvent à l'aide d'un couteau. 

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