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Corps calciné retrouvé dans le Gard : huit personnes interpellées dans l'affaire du meurtre d'un jeune diffusé sur les réseaux sociaux

Huit individus soupçonnés d'être impliqués dans le meurtre d'un jeune homme, dont le corps a été retrouvé brûlé le 15 juillet dernier, près de Nîmes, ont été interpellés mardi 9 décembre.

Un homme du RAID (illustration)

Crédit : AFP

AFP & Gabriel Joly

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Huit personnes suspectées d'avoir pris part au meurtre sur fond de trafic de drogue, diffusé en direct sur des messageries, d'un jeune de 19 ans retrouvé partiellement calciné dans le village de Saint-Bénézet dans le Gard le 15 juillet, ont été interpellées et placées en garde à vue mardi 9 décembre, a annoncé la procureure de Nîmes.

Elles ont été arrêtées "en divers points du territoire national" et "sont suspectées d'avoir participé à l'organisation et/ou à la commission des faits", a expliqué dans un communiqué Cécile Gensac, confirmant une information de BFMTV faisant état d'interpellations par le Raid.

Au moment des faits, elle avait estimé que cet homicide pouvait "être en lien avec une succession de faits de nature criminelle" cet été à Nîmes, notamment des fusillades ayant fait plusieurs blessés sur fond de "rivalité ultra-violente" pour le contrôle des points de vente de drogue.

Découvert par des promeneurs "dans un endroit isolé"

Le cadavre de ce jeune homme, originaire de Villepinte en Seine-Saint-Denis selon une source policière, avait été découvert l'été dernier "par des promeneurs dans un endroit isolé" de Saint-Bénézet, à une trentaine de kilomètres de Nîmes, a rappelé la magistrate.

"Les premières constatations permettaient de matérialiser l'usage d'arme à feu sur la victime, ainsi qu'une calcination partielle de son corps. Les faits étaient d'autant plus relayés que la scène de meurtre était filmée et publiée en direct sur les réseaux sociaux", a aussi souligné Cécile Gensac.

Une enquête avait été ouverte pour "meurtre en bande organisée et participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime". En juillet, la procureure avait estimé que ces faits pouvaient "être en lien avec une succession de faits de nature criminelle survenus ces dernières semaines dans les quartiers nîmois de Pissevin, Valdegour, Némausus-Jonquilles et Mas de Mingue, dans un contexte de rivalité ultra-violente entre groupes criminels locaux".

Un été particulièrement violent autour de Nîmes

Le 10 juillet, dans le quartier prioritaire du Mas de Mingue, à l'est de Nîmes, un homme avait été tué par balles et un autre blessé par des assaillants en voiture qui avaient réussi à prendre la fuite. Plus tôt, le 27 juin, une fusillade avait fait six blessés, dont quatre mineurs, lorsque des tireurs avaient ouvert le feu sur une place entourée d'immeubles en fin de journée, alors que les habitants sortaient prendre le frais après une journée aux températures caniculaires.

Cette fusillade était survenue dans le quartier populaire de Valdegour, dans l'ouest de Nîmes, limitrophe du quartier de Pissevin, gangréné par le trafic de stupéfiants et déjà théâtre de plusieurs fusillades sanglantes.

L'extrême violence qui sévit à Marseille entre bandes criminelles sur fond de trafic de drogue s'exporte dans des villes moyennes comme Nîmes ces dernières années. Il y a quelques jours encore fin novembre, le corps carbonisé après avoir été tué par balle d'un adolescent d'à peine 15 ans au casier judiciaire vierge avait été retrouvé dans les quartiers Nord de la deuxième ville de France.

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