2 min de lecture Justice

Coronavirus : le bracelet électronique de Cahuzac a été retiré pour qu'il travaille à l'hôpital

VU DANS LA PRESSE - Chirurgien de formation, l'ancien ministre du Budget condamné pour fraude fiscale a pu ôter son bracelet électronique pour exercer à l'hôpital de Bonifacio, en Corse, pendant la pandémie de coronavirus.

Jérôme Cahuzac, le 15 mai 2018
Jérôme Cahuzac, le 15 mai 2018 Crédit : ERIC FEFERBERG / AFP
Charles Deluermoz

Retourné en Corse après sa condamnation à quatre ans de prison, dont deux avec sursis, pour fraude fiscale et blanchiment d'argent, Jérôme Cahuzac a bénéficié d'une suspension de peine de deux mois pour aider dans la crise du coronavirus.

Comme l'explique Franceinfo, à l'automne dernier, l'ancien ministre délégué au Budget a renoué avec sa profession à l'hôpital de Bonifacio après avoir été autorisé à exercer par l'Ordre des médecins. Placé sous bracelet électronique par le parquet de Bastia depuis avril 2017, il a rejoint l'unité de soins de long séjour où il vient de se réengager pour 6 mois.

Avant que la crise du coronavirus ne frappe l'Hexagone, Jérôme Cahuzac n'était autorisé à travailler que trois ou quatre matinées par semaine. Mais, après l'annonce du confinement, il a été réquisitionné comme ses autres collègues pour prêter main-forte aux hôpitaux corses. Aussi, afin de le rendre entièrement disponible et lui permettre de travailler à tout moment de la journée ou de la nuit, sa peine a été suspendue par la justice et son bracelet électronique retiré.

Convoqué en prison le 20 mai

Mais, précise Franceinfo, la parenthèse a été de courte durée. Dès le fin du confinement, lundi 11 mai, l'ancien ministre de François Hollande a reçu une convocation lui demandant de se présenter en prison le 20 mai prochain pour qu'un nouveau bracelet électronique lui soit posé. Une décision dénoncée par ses avocats, qui avaient formulé une demande de libération conditionnelle avant la pandémie. Prévu fin avril, le débat contradictoire a finalement été repoussé au mois de juin à cause du confinement. 

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"Depuis le début, nous sommes presque habitués à un traitement de défaveur", a dénoncé son conseil, Me Eric Dupond-Moretti, interrogé par Franceinfo, allant jusqu'à parler d'"un acharnement insupportable". "D'aucuns m'incitent à penser que les ficelles sont tirées en haut lieu par des personnes qui voulaient voir Cahuzac en prison à tout prix", s'est-il indigné, assurant que son client remplit "toutes les conditions légales" pour être libéré puisque sa situation fiscale est désormais régularisée.

"Ce n'est pas de la mauvaise volonté, c'est une divergence d'appréciation. Tout cela est pleinement conforme au Code de procédure pénale", a simplement répondu le parquet d'Ajaccio. 

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