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Charlie Hebdo : le procès, "une douleur de plus", confie l'ex-compagne de Frédéric Boisseau

DOCUMENT RTL - Catherine, ex-compagne de Frédéric Boisseau, 42 ans, premier mort des frères Kouachi témoigne cinq ans après le drame.

Frédéric Boisseau, 42 ans, employé de Sodexo, tué par les frères Kouachi le 7 janvier 2015 dans les locaux de Charlie Hebdo
Frédéric Boisseau, 42 ans, employé de Sodexo, tué par les frères Kouachi le 7 janvier 2015 dans les locaux de Charlie Hebdo
Crédit : ERIC PIERMONT / AFP
Charlie Hebdo : le procès, "une douleur de plus", confie l'ex-compagne de Frédéric Boisseau
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Charlie Hebdo : le procès, "une douleur de plus", confie l'ex-compagne de Frédéric Boisseau
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Thomas Prouteau - édité par Venantia Petillault

À partir du 2 septembre, et pendant environ deux mois et demi, la justice se replonge dans les attaques sanglantes perpétrées en janvier 2015 par les frères Kouachi et Amedy Coulibaly, qui ont fait 17 morts. Frédéric Boisseau, 42 ans et employé de la Sodexo était le premier mort, raconte son ex-compagne, Catherine. 
"C'était une journée comme les autres, un mercredi. Je ne travaillais pas pour garder les enfants, j'avais une amie avec moi, on se préparait pour aller chercher les enfants puis j'ai eu un appel de Jérémy, un collègue de Frédéric qui nous a dit : 'Écoute, on nous a tiré dessus, Frédéric est blessé'. J'ai allumé la TV pour voir ce qu'il se passait. Je suis partie en train à Paris et j'ai appelé un ancien collègue de Frédéric mais on nous disait rien car d'autres noms étaient plus connus. J'ai eu l'adresse de l'Institut médico-légal. Personne ne pouvait me dire où se trouvait Frédéric. Jusqu'à ce que j'apprenne qu'il faisait partie des victimes. Jusqu'au bout on se dit qu'il est peut-être blessé, c'est irréel", se souvient-elle.

"Frédéric il est parti le matin pour travailler sur ce tout nouveau site, il ne savait pas du tout que Charlie Hebdo était dans les locaux. Depuis 5 ans je pense tous les jours à Frédéric et on parle tous les jours de Frédéric. C'était un super papa. Je pense qu'aucun de nous n'acceptera jamais. Je n'attends pas grand chose du procès, c'est une douleur de plus mais il faut en passer par là. Je suis centrée sur mes enfants, je ne peux pas me consumer dans la haine. Je vis pour eux et ils ont bien avancé. Je ne suis pas sûre d'arriver à faire ce deuil là un jour mais on avance", assure Catherine Boisseau.

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