1. Accueil
  2. Actu
  3. Débats et société
  4. "Que 'Charlie Hebdo' continue d'user de son art", écrit le recteur de la Grande Mosquée de Paris
1 min de lecture

"Que 'Charlie Hebdo' continue d'user de son art", écrit le recteur de la Grande Mosquée de Paris

Dans une tribune parue dans la presse, Chems-eddine Hafiz, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, a appelé Charlie Hebdo à "continuer d'écrire, de dessiner, d'user de son art et surtout de vivre".

Chems-eddine Hafiz, le recteur de la Grande mosquée de Paris.
Chems-eddine Hafiz, le recteur de la Grande mosquée de Paris.
Crédit : BERTRAND GUAY / AFP
benoit
Benoît Collet
Journaliste

Le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Chems-eddine Hafiz, souhaite que Charlie Hebdo "continue d'user de son art", dans une tribune publiée le 5 septembre dans la presse, où il explique sa décision de poursuivre, en 2006 et en tant qu'avocat, le journal satirique pour avoir caricaturé Mahomet.

"Que Charlie Hebdo continue d'écrire, de dessiner, d'user de son art et surtout de vivre. Que le drame qui a frappé cette publication, des policiers et nos compatriotes juifs serve de leçon à la communauté nationale, mais aussi à ceux qui se réclament de l'islam, à ceux qui se disent amis des musulmans et qui ne condamnent pas clairement ces crimes terroristes", écrit-il notamment dans son texte publié sur Le Figaro.fr.

Le journal satirique, cible des terroristes pour avoir publié des caricatures de Mahomet en 2006, les a republiées dans son numéro paru le 2 septembre. En 2006, alors, l'un des avocats de la Grande Mosquée de Paris, Chems-eddine Hafiz avait poursuivi en justice Philippe Val, directeur de la publication de Charlie Hebdo.

"Canaliser le débat vers les prétoires"

"Beaucoup nous l'ont reproché. Je veux m'en expliquer aujourd'hui, car la Grande mosquée de Paris qui a toujours défendu les principes républicains n'était à aucun moment nourrie par une volonté d'interdire l'irrévérence, de condamner le blasphème ou de censurer des caricaturistes", écrit Chems-eddine Hafiz, qui a succédé en janvier 2020 à Dalil Boubakeur comme recteur de la Grande Mosquée de Paris et est par ailleurs vice-président du Conseil français du culte musulman.

À lire aussi

Il explique avoir décidé de poursuivre Charlie Hebdo en raison du "contexte national et international" particulier, fait de violentes manifestations contre l'hebdomadaire dans des pays musulmans et d'une "tension communautaire" en France.

"Notre action visait, avant toute chose, à couper l'herbe sous les pieds des milieux extrémistes et à canaliser le débat vers les prétoires afin qu'il n'ait pas lieu dans la rue" argumente Hafiz Chems-eddine.

La rédaction vous recommande
Sur les thématiques :

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/