2 min de lecture Violences conjugales

Carcassonne : deux ans de prison pour avoir frappé sa femme qui refusait une fellation

VU DANS LA PRESSE - Un homme de 38 ans a écopé de deux ans de prison ferme pour avoir violemment frappé sa femme. Celle-ci avait refusé d'avoir des rapports sexuels avec son mari, ivre au moment des faits.

Le tribunal de Carcassonne (illustration)
Le tribunal de Carcassonne (illustration) Crédit : ERIC CABANIS / AFP
Ryad Ouslimani
Ryad Ouslimani
Journaliste RTL

Les faits se sont déroulés le lundi 8 décembre à Issel, dans le Lauragais. Un homme de 38 ans, Nabil Sabbouh, est appréhendé par des gendarmes à la suite d'un appel des voisins. Aux alentours de 9h25, ils ont sollicité les forces de l'ordre car une dispute a lieu au domicile, une violente altercation qui oppose l'homme, ivre, à sa femme. 

Celle-ci raconte alors aux gendarmes que son compagnon a été violent, lui portant plusieurs coups, car elle ne souhaitait pas dormir avec lui. Ayant largement abusé de l'alcool, Nabil Sabbouh a demandé un rapport sexuel à sa femme, qui a refusé. Il a alors baissé le pantalon et la culotte de son épouse, lui demandant ensuite une fellation, indique L'Indépendant

"Tu n'es pas un violeur, arrêtes tes conneries", a alors supplié la victime. Frustré, l'homme va asséné un coup de tête à sa femme, avant de la frapper au visage à coups de poings. Le quotidien indique que ce sont les pleurs de l'enfant du couple, âgé de deux ans, qui ont fait stopper les violences. 

Sa femme veut qu'il "se soigne"

Placé en détention le 10 décembre, il a été jugé le 12 à Carcassonne pour violences conjugales ayant entraîné une interruption temporaire de travail (ITT) de 10 jours. Assurant ne pas se souvenir des faits, le prévenu a fait part de ses regrets à l'audience. "Quand je me mets à boire, c'est vrai que je n'ai pas de limite. Notre relation est devenue toxique, on s'envenime la vie, on s'insulte... Je n'aurais jamais dû lever la main dessus. Je voulais apaiser les choses, j'ai été maladroit !", a-t-il témoigné. 

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Nabil Sabbouh n'est pas inconnu des services de justice, il a ainsi passé 13 années en prison pour le braquage d'une bijouterie en bande organisée. Lors de l'audience, l'avocat de la victime n'a pas souhaité charger outre mesure le prévenu. "Aujourd'hui, elle a compris que c'était grave et a pris ses distances. Pour autant, elle n'est pas là pour l'enfoncer mais pour dire qu'il faut qu'il se soigne...", a déclaré Me Hichem Laredj.

Le tribunal, présidé par Emmanuelle Wacogne, a condamné le prévenu à une peine de 30 mois de prison, dont 6 mois avec un sursis assortis d'une mise à l'épreuve. L'indépendant indique que le condamné sera jugé en février 2020 pour de nouveaux faits de violences sur sa femme. 

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