2 min de lecture Violence

Calais : des migrants dénoncent des violences répétées de la part des CRS

Dans une lettre ouverte, des migrants érythréens affirment être victimes victimes de "coups, gazage et tir de LBD au visage" de la part des CRS, à Calais. La préfecture a demandé un rapport.

Des CRS, dans le camp de migrants de Calais, le 29 septembre 2020
Des CRS, dans le camp de migrants de Calais, le 29 septembre 2020 Crédit : Bernard BARRON / AFP
Photo Quentin Marchal
Quentin Marchal
et AFP

"Les CRS font de nos vies un enfer". C'est par ces mots que des migrants érythréens de Calais dénoncent les violences policières répétées, dans une lettre ouverte. Ils se disent notamment victimes de "coups, gazage et tir de LBD au visage" et la préfecture a demandé un rapport sur ces accusations.

Rédigée par "la communauté érythréenne du lieu-dit BMX", un des lieux de campement des  migrants à Calais, cette lettre ouverte a été transmise aux médias par l'ONG Human Rights Observers, lundi 16 novembre.

Les migrants y accusent les CRS d'avoir grièvement blessé au visage l'un des leurs par un tir de LBD, de les frapper, d'accélérer avec leurs fourgons comme pour les écraser ou de les "gazer" quand ils les voient au bord des routes "juste pour s'amuser", ou même pendant leur sommeil.

"Les CRS agissent parfois au-dessus de la loi : un pays démocratique ne peut pas être considéré comme tel s'il utilise la force physique de cette manière" écrivent-ils, demandant à dialoguer avec leurs donneurs d'ordres. Human Rights Observers a précisé qu'une saisine de la Défenseure des Droits est "en cours".

Des accusations "graves" selon la préfecture

À lire aussi
Un agent de la police nationale (illustration) policiers
Violences policières : "Il faut changer en profondeur la police nationale", dit un syndicat

Interrogée par l'AFP sur ces accusations, la préfecture du Pas-de-Calais, qui les juge "graves", a indiqué que le préfet avait "sollicité, comme à chaque mise en cause, le directeur départemental de la sécurité publique en lui demandant un rapport très précis sur les faits allégués".

La préfecture rappelle que "l'action des forces de sécurité répond à des règles de déontologie strictes qui sont régulièrement rappelées par la hiérarchie" et que "chaque utilisation de moyen lacrymogène fait l'objet d'un compte-rendu circonstancié".

Concernant la journée du 11 novembre, au cours de laquelle un migrant aurait été blessé par LBD, la préfecture souligne que les CRS sécurisaient une intervention des pompiers portant assistance à un migrant blessé au cours d'une rixe quand ils ont été caillassés.

"Pour rétablir le calme, les forces de l'ordre ont alors dû faire usage de plusieurs grenades lacrymogènes et de cinq tirs Lanceurs de Balles de Défense", rapporte-t-elle, soulignant que quatre policiers ont été blessés. Un seul migrant a été blessé dans ces événement selon la préfecture. Interpellé, il a été condamné à sept mois de prison avec sursis.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Violence Migrants CRS
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants