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"Coach, je ne peux plus faire mon jeu" : Didier Deschamps explique la sortie d'Adrien Rabiot à la mi-temps contre l'Espagne à la Coupe du monde

Présent face aux médias à la veille de France-Angleterre, Didier Deschamps a expliqué les différentes décisions critiquées à l'issue de la défaite contre l'Espagne, vendredi 17 juillet à Miami.

Didier Deschamps en conférence de presse avant France-Angleterre à la Coupe du monde, le 17 juillet 2026 à Miami.

Crédit : CHANDAN KHANNA / AFP

Gabriel Joly

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Comme une mise au clair. Plus que se projeter sur la rencontre pour la troisième place contre l'Angleterre à Miami, la dernière conférence de presse d'avant-match de Didier Deschamps à la tête de l'équipe de France aura essentiellement servi au sélectionneur à justifier ses choix, vendredi 17 juillet, trois jours après l'élimination en demi-finales contre l'Espagne à la Coupe du monde (0-2).

Ciblé par les suiveurs pour son impuissance sur la touche lors de la leçon de la Roja, le Basque de 57 ans a pris le temps d'énumérer chacune de ses décisions, en particulier la sortie à la mi-temps d'Adrien Rabiot, pourtant l'un des meilleurs sur le pré, mais averti d'un carton jaune dès les premières minutes de jeu.

"J'ai fait des choix. Adrien vient me voir à la pause fraîcheur et me dit : 'Coach, je ne peux plus jouer normalement, plus faire mon jeu'. Quand vous êtes milieu, le jeu est à 360 degrés. Je lui ai dit de gérer et d'éviter de laisser traîner le pied, car ce n'est pas passé loin [d'une exclusion pour deuxième jaune]", a-t-il expliqué, rappelant qu'il connaissait bien cette situation en raison de sa carrière de joueur passée à ce poste.

"Je les ai faits, ces matchs-là, et j'étais l'ombre de moi-même. À la pause, cela ne compte pas dans les fenêtres de changement. J'aurais pu faire différemment, mais je ne me pose pas ces questions. J'ai choisi avec les éléments que j'avais et mon vécu", a-t-il ajouté, sachant qu'une session de remplacement était déjà passée en raison de la sortie sur blessure de William Saliba à la demi-heure de jeu.

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"La blessure de Saliba est problématique... Des examens ont été faits, sa blessure ne s'est pas aggravée : il a ça depuis le mois de mars et a serré les dents. Mais la douleur était à un degré insupportable", a rappelé Deschamps, manière de répondre à ceux qui s'inquiétaient de savoir si la titularisation du Gunner n'était pas une erreur au vu de son état physique.

Quatre offensifs contre l'Espagne ? "Le problème n'est pas là"

De même, le sélectionneur a été questionné sur le fait de garder un schéma avec ses quatre offensifs (Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé, Michael Olise et Bradley Barcola), malgré une équation insoluble face à l'Espagne.

"Vous avez le droit de vous poser toutes les questions et d'avoir des théories. Mais le problème n'est pas là, les Espagnols ont joué avec quatre offensifs aussi. On n'a pas pu bien attaquer, on a eu du déchet et l'adversaire a fait en sorte qu'on en ait. Au Qatar, on avait quatre joueurs offensifs et ça nous a pas empêchés d'aller en finale. C'est un choix que je fais. Je ne le fais pas par rapport à moi, en me disant que je vais être un entraîneur offensif. Je pense que c'était le bon choix, ce n'est pas passé mais cela ne remet pas en cause tout ce qu'on a fait avant", a-t-il répondu.


Et ce, pour ensuite s'agacer lorsqu'on l'interrogeait sur les critiques de son ex-coéquipier en Bleu, Christophe Dugarry, sur son bilan pas si impressionnant que cela en 14 ans, selon lui. "Zappez tout de suite, c'est plus simple. Next. Je n'ai pas à répondre", a coupé court Deschamps. "Ils peuvent dire ce qu'ils veulent, ça ne me pose pas de problème. Mais ne faites pas le service après-vente, je ne suis pas là pour ça. Pourquoi vous allez toujours chercher des avis négatifs ? Pour avoir ma réaction ? Ah… Eh bien ça va intéresser tout le monde de savoir que la relation est parfaite".

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