1 min de lecture Enquête

Attentat de Nice en 2016 : un des accusés est en fuite depuis cet été

Brahim Tritrou, qui fait partie des huit mis en examen renvoyés devant la Cour d’assise spéciale pour l’attentat de Nice le 14 juillet 2016, qui a fait 86 morts et plus de 450 blessés, a rompu son contrôle judiciaire depuis le mois de juillet selon nos informations.

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Attentat de Nice en 2016 : un des accusés est en fuite depuis cet été Crédit Image : Valery HACHE / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Thomas Prouteau édité par Cassandre Jeannin

L’information était restée confidentielle depuis cet été. C’est l’ordonnance de mise en accusation de l’attentat de Nice du 14 juillet 2016, notifiée lundi 9 novembre aux parties après quatre ans d’enquête, et qui ordonne le renvoie de huit personnes devant la Cour d’assises spéciale, qui a révélé les faits. L’un des suspects mis en examen dans le dossier est en fuite et les juges d’instructions ont délivré par un mandat d’arrêt à son encontre en juillet dernier. Une source judicaire a confirme l'information à RTL. Brahim Tritrou, 35 ans, avait été interpelé en décembre 2016 puis placé sous contrôle judiciaire en janvier 2019. Il a disparu dans la nature cet été.

Précision importante : Brahim T., 35 ans, est l’accusé contre lequel il pèse le moins de charges dans le dossier. L’homme n’est pas renvoyé pour "terrorisme" devant la Cour d’assises spéciale, mais pour un seul délit de droit commun, l’association de malfaiteurs. Il est suspecté d’avoir joué le rôle d’intermédiaire entre le groupe d’Albanais qui aurait fourni les armes de l’auteur de l’attentat Mohamed Laouaiej-Bouhlel, et un proche de ce dernier. Et cela sans avoir aucune connaissance du projet d’attentat.

Dans le dossier un autre homme est toujours recherché, Endri Elezi, un ressortissant albanais membre du groupe des "armuriers" de l’attentat. Visé par un mandat d’arrêt depuis le 27 avril 2020, et désormais renvoyé devant la Cour d’assises spéciale pour trafic d’armes, il n’a jamais pu être interpellé.

Selon l'ordonnance de mise en accusation signée lundi par quatre juges antiterroristes, seuls les trois principaux accusés Mohamed Ghraieb, Chokri Chafroud et Ramzi Arefa seront jugés pour des faits de nature terroriste. Le procès ne pourra se tenir avant 2022.

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