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Il utilisait la carte d'identité d'une victime de l'attentat de Nice : un fraudeur pris en flagrant délit dans le RER D

Un homme a été arrêté dans le RER D après avoir présenté la carte d'identité de Ludovic Rodier, adolescent mort dans l'attentat de Nice en 2016.

L'attentat de Nice a fait 86 morts et des centaines de blessés le 14 juillet 2017

Crédit : Valery HACHE / AFP

Marie Bonnetblanc - édité par Jérémy Billault

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L'infraction est courante, mais celle-ci va envoyer un jeune fraudeur devant le tribunal. Un homme contrôlé à bord du RER D à Corbeil-Essonnes fin janvier a présenté une fausse carte d'identité, celle d'un adolescent de 15 ans, mort dans l'attaque terroriste du 14 juillet 2016 à Nice. Le fraudeur s'est servi de la carte d'identité que les proches de la victime avaient publiée pour tenter de le retrouver au lendemain de l'attentat.

Son cousin avait publié sur Facebook la carte d'identité de Ludovic Rodier dans le cadre d'un appel à témoins. Une semaine après le drame, il apprendra que Ludovic faisait partie des 86 victimes. L'auteur de l'usurpation d'identité a reconnu en garde à vue avoir téléchargé ce document, encore accessible en ligne sur les conseils d'un ami. 

Pour Stéphane Erbs, coprésident d'une association de victimes, cette affaire ravive la douleur de toutes les familles et de l'ensemble des personnes touchées. "On a tellement souffert que l'image de nos victimes soit utilisée et surmédiatisée à certains moments, déplore-t-il. Là, on est vraiment dans le cas d'une usurpation d'identité. C'est honteux. Ce qu'il faut vraiment comprendre, c'est que quelques minutes après l'attentat, jusqu'à plusieurs jours, il n'y avait aucune information et donc, toutes les personnes ont utilisé logiquement les réseaux sociaux pour essayer de retrouver nos victimes et nos défunts. Il ne faut plus que ça arrive".

Si, par principe de précaution, il faudrait supprimer la trace de ces documents en ligne, "psychologiquement, il y a une démarche qui est très difficile à faire", explique Stéphane Erbs. Le fraudeur risque jusqu'à un an de prison et 15.000 euros d'amende. Les associations attendent une réponse ferme de la justice pour la famille de Ludovic, une nouvelle fois replongée dans cette nuit tragique.

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