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Attentat de Nice : au procès, le patron des médecins-légistes raconte une nuit d'horreur

À la barre, ce mercredi 14 septembre, le patron de l'institut médico-légal de Nice a raconté comment lui et ses équipes ont tenté d'identifier au plus vite les victimes de l'attentat.

Le procès de l'attentat de Nice se déroule à Paris.
Le procès de l'attentat de Nice se déroule à Paris.
Crédit : Thomas SAMSON / AFP
Attentat à Nice : au procès, le patron des médecins-légistes raconte une nuit d'horreur
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Cindy Hubert

Une course contre-la-montre entamée le 14 juillet 2016. Ce mercredi 14 septembre, des policiers chargés d'identifier les corps et les médecins chargés des autopsies se sont exprimés à la barre, dans le cadre du procès sur l'attentat de la Promenade des Anglais à Nice

Le professeur Gérald Quatrehomme, directeur de l'institut médico-légal de Nice, a raconté devant les juges comment des médecins légistes sont venus de toute la France cette nuit-là. La morgue ne suffit pas. Il faut réquisitionner des camions réfrigérés, des dentistes, des secrétaires dactylos qui n'ont jamais vu un seul corps de leur vie ou encore un anthropologue pour ceux qui n'étaient plus que des fragments. 

L'urgence ? Mettre un nom sur chaque victime, puis "la restaurer", a délicatement dit le médecin ce mercredi. La majorité des corps étaient très abîmés. "Il fallait pouvoir les rendre présentables mais, parfois, cela n'a pas été possible, notamment au visage. Alors, j'ai décidé que les familles ne verraient les défunts que derrière une vitre, en changeant l'éclairage", a-t-il raconté. 

Sur les 86 morts, 14 ont subi une autopsie et un prélèvement d'organe systématique. Une douleur de plus pour les proches, informés des années plus tard. "Pensez-vous que cela soit normal qu'une petite fille de six ans se soit vu enlever l'utérus, le cœur, le pancréas, l'estomac et j'en passe", a demandé l'avocate de ses parents. "Je comprends vos questions, mais c'était le protocole", souffle l'expert. 

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