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Attentat de Nice : "J'ai fait 1.000 km pour aller voir un médium", témoigne une rescapée

PODCAST - Le procès de l'attentat de Nice du 14 juillet 2016, s'est ouvert lundi 5 septembre devant la Cour d'Assise spéciale de Paris. Caroline Villani, partie civile, raconte dans "Les Voix du crime" comment la spiritualité lui a permis d'accepter la mort de ses proches.

La salle d'audience du procès de l'attentat de Nice.
La salle d'audience du procès de l'attentat de Nice.
Crédit : Benoit PEYRUCQ / AFP
50. Attentat de Nice : le témoignage de Caroline, survivante endeuillée
00:27:41
Nicolas Burnens & Marie Zafimehy

"Il y a bien une vie après la mort et ça personne, mais personne, ne me fera changer d'avis". Depuis la terrible soirée du 14 juillet 2016, Caroline a trouvé refuge dans la spiritualité pour survivre à son traumatisme. Cette rescapée de l'attentat au camion-bélier dont le procès s'est ouvert lundi 5 septembre, a perdu sa mère, son frère, sa belle-sœur et son fils aîné dans l'attaque.

Dans Les Voix du crime, Caroline raconte les mois et les années de deuil qui ont suivi. Entre désespoir et culpabilité, elle a d'abord trouvé la force de se relever grâce à son fils Léo qui a survécu au drame. "C'est lui qui m'a maintenue en fait, insiste-t-elle. C'était ma raison de continuer, d'assurer, d'être maman, de continuer tout ça."

L'envie d'honorer la mémoire de ses proches disparus s'est ensuite traduit par un retour aux valeurs transmises au sein de sa famille. "On était des gens vivants, des gens qui croyaient aussi à l'au delà, avec une certaine spiritualité", explique-t-elle. C'est ainsi qu'elle trouve du réconfort : Caroline est convaincue que la mort ne signe pas la fin de l'aventure humaine. "Quand vous avez ces croyances-là, ça aide", résume-t-elle.

Je continue à vivre et je sais que je n'ai pas peur de mourir

Caroline Villani

Caroline a tout fait pour se reconnecter aux siens. "Un après (l'attentat, ndlr), j'ai fait 1.000 km pour aller voir un médium", raconte-t-elle. "Je ne veux pas rentrer dans les détails, mais j'ai pu parler à ma mère et à mon fils et ils m'ont dit les mots que j'attendais. Ils m'ont décrit des choses que le médium ne savait pas et que personne ne savait."

Depuis, Caroline est rassurée. "Je continue à vivre et je sais que je n'ai pas peur de mourir. Je le dis souvent à mes amis et à mon fils 'Le jour où je suis plus là, tu prends une caisse de champagne et vous buvez un coup.'", ironise-t-elle. 

Le procès marque une étape de sa reconstruction, mais elle n'en attend "aucune réponse". Pour elle, les huit personnes jugées pour association de malfaiteurs sont des "idiots" qui n'ont rien compris à la religion : "Ils sont tellement endoctrinés, martèle-t-elle, comment voulez vous qu'ils comprennent quelque chose ?" C'est pourquoi c'est décidé : elle ne leur adressera pas la parole.

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>> Les Voix du crime sont avocats ou avocates, enquêteurs ou enquêtrices, proches de victimes, de suspects ou de coupables. Ces témoins-clefs se confient au micro des journalistes de RTL. Des témoignages inédits, qui apportent un éclairage nouveau sur la justice et les grandes affaires criminelles d’aujourd’hui.

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