2 min de lecture Terrorisme

Attentat à la prison de Condé-sur-Sarthe : quatre détenus mis en examen

Quatre détenus de la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne) ont été mis en examen vendredi 22 mars dans l'enquête sur la violente attaque menée par un prisonnier radicalisé contre deux surveillants début mars.

Un surveillant dans une prison (illustration).
Un surveillant dans une prison (illustration). Crédit : Jean-Francois MONIER / AFP
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Cassandre Jeannin et AFP

Quatre détenus de la prison d'Alençon Condé-sur-Sarthe (Orne) ont été mis en examen vendredi 22 mars dans l'enquête sur la violente attaque menée par un prisonnier radicalisé contre deux surveillants dans cet établissement pénitentiaire le 5 mars, a annoncé le parquet de Paris. 

L'un des détenus a été mis en examen pour "complicité de tentative d'assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste" et pour "association de malfaiteurs terroristes criminelle", tandis que les trois autres l'ont été pour "association de malfaiteurs terroristes criminelle". Ils ont été incarcérés dans des prisons différentes, a précisé le parquet. 

Cinq détenus de la prison de Condé-sur-Sarthe avait été placés en garde à vue lundi 18 mars, mais quatre avaient été déférés vendredi pour être présentés à un juge d'instruction. Ils étaient soupçonnés de complicité avec le prisonnier radicalisé. La garde à vue du cinquième prisonnier avait été levée. 

Les écoutes du service de renseignement pénitentiaire

Des écoutes captées par le service de renseignement pénitentiaire dans une pièce de la prison indique que le terroriste a prémédité son acte et a également bénéficié de l'influence et des avis de certains de ses co-détenus

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Sur l'un des enregistrements, on entend Michaël Chiolo discuter avec plusieurs d'entre eux, pour la plupart radicalisés ou même condamnés pour des faits de terrorisme. Ils semblent lui donner des conseils sur la manière d'attaquer un surveillant, ou sur le bon moment pour le faire. Lui semble hésiter, parle du fait qu'il a le trac. 

Pas de signes de passage à l'acte

Cette conversation a été enregistrée le 4 mars dernier, veille de l'attaque. Mais elle n'a pas été entendue le jour même par les services de renseignement de la prison, car les enregistrements ne sont pas forcément écoutés en temps réel. C'est donc après l'attaque que les services se sont rendus compte de ce qui se tramait au sein de la prison.

Selon une autre source proche du dossier, Michaël Chiolo avait lui aussi été placé sur écoute. Toutefois, "aucun signe de passage à l'acte imminent n'avait été détecté", a-t-elle relevé. Selon une autre source proche du dossier, le terroriste est toujours hospitalisé et n'a pas encore été interrogé par les enquêteurs. 

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