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Attaque au Louvre : ce qu'il faut retenir du point presse de François Molins

ÉCLAIRAGE - Le procureur de la République a fait le point sur l'enquête ouverte par le parquet antiterroriste vendredi 3 février à la suite de l'attaque à la machette contre des militaires dans le Carrousel du Louvre, à Paris.

François Molins, procureur de la République de Paris, le 3 février 2017
François Molins, procureur de la République de Paris, le 3 février 2017
Crédit : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
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Les faits se sont produits vers 10 heures, vendredi 3 février. Un homme a attaqué à la machette des militaires de l'opération Sentinelle en patrouille au Carrousel du Louvre (Ier arrondissement de Paris), galerie commerciale en sous-sol donnant accès au musée le plus fréquenté du monde. L'agresseur, qui a crié "Allah Akbar", a été grièvement blessé par les tirs d'un soldat. Le procureur de la République de Paris, François Molins, a fait le point sur l'enquête lors d'une conférence de presse et a immédiatement évoqué une "action terroriste" menée par un individu "très déterminé".

Le parquet antiterroriste a ouvert une enquête en flagrance pour "tentatives d'assassinats sur personne dépositaire de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroristes en vu de la préparation d'un ou plusieurs crimes d'atteinte aux personnes", a précisé François Molins. L'enquête a été confiée à la Direction régionale de la police judiciaire (DRPJ) et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). 

Deux machettes

L'action a donc eu lieu à 9h50, vendredi 3 février. Alors que quatre militaires de l'opération Sentinelle patrouillaient dans le sous-sol du Carrousel du Louvre, dans une zone en amont du point de contrôle des sacs, un individu porteur d'un sac à dos, d'un t-shirt noir affichant une tête de mort et d'une machette dans chaque main (machettes d'environ 40 cm chacune), les bras levés et pliés derrière la tête, s'est précipité sur eux en criant "Allah Akbar" ("Dieu est le plus grand"). Après plusieurs tirs, l'assaillant a été grièvement blessé. Son pronostic vital est encore engagé. 

Un premier militaire a été légèrement blessé au cuir chevelu par un coup de machette. Il a été transporté à l'hôpital et s'est vu prescrire dix jours d'interruption totale de travail (ITT).

L'assaillant avait obtenu un visa à Dubaï

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C'est le 30 octobre 2016 que l'individu, résident aux Émirats arabes unis, a déposé une demande de visa qui lui a été délivrée le 8 novembre 2016 pour un séjour d'un mois du 20 janvier au 20 février 2017. Le 26 janvier, le suspect est arrivé à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle en provenance de Dubaï. Son vol retour était prévu le 5 février. 

L'homme séjournait à Paris, dans le VIIIe arrondissement, dans un appartement qui lui a coûté 1.700 euros. Le 27 janvier, il a loué un véhicule jusqu'au 5 février 2017. Véhicule qui a été retrouvé dans le VIIIe arrondissement. Le 28 janvier à 17h30, il se rend dans l'armurerie parisienne Armes Bastille, située dans le XIIe arrondissement de Paris. Il y achète les deux machettes ayant servi à l'attaque. Les enquêteurs ont pu découvrir cette information, grâce au numéro de série des deux armes. Elles ont été achetées pour 680 euros.

De nombreux éléments retrouvés lors d'une perquisition

Dans l'après-midi du vendredi 3 février, les enquêteurs ont perquisitionné l'appartement situé dans le VIIIe arrondissement de Paris. Ils ont notamment trouvé dans ce logement une somme de 965 euros, deux étuis - ceux des deux machettes -, la facture d'achat de ces armes, un pull qui est celui qu'il portait le jour de l'achat de ces même armes, un iPad, des cartes prépayées, une batterie autonome de téléphone ainsi qu'un passeport égyptien dans lequel figurent un visa pour l'Arabie Saoudite et la Turquie ainsi qu'un permis de résident aux Émirats arabes unis, un permis de conduire et une carte bancaire des Émirats arabes unis.

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