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Assassinat de Samuel Paty : les juges antiterroristes ont terminé leur enquête

INFO RTL - C'est désormais au parquet antiterroriste de rendre ses réquisitions en vue d’un procès. Quinze personnes sont mises en examen dont six anciens collégiens de Conflans-Sainte-Honorine.

Samuel Paty a été victime d'une attaque terroriste islamiste, le 16 octobre 2020, à Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines.
Samuel Paty a été victime d'une attaque terroriste islamiste, le 16 octobre 2020, à Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines.
Crédit : Thomas COEX / AFP
Thomas Prouteau

Les cinq magistrats en charge de l’enquête sur l’attentat qui a coûté la vie à l’enseignant Samuel Paty en octobre 2020 ont terminé leurs investigations d’après les informations de RTL confirmées de source judiciaire. 

Conformément à l’article 175 du code de procédure pénale, les juges ont transmis le produit de leurs investigations au Parquet national antiterroriste(PNAT) qui a en théorie un mois pour rendre ses réquisitions en vue d’un éventuel procès mais les parties peuvent demander des actes complémentaires. Dans ce dossier quinze personnes sont mises en examen dont six anciens collégiens, tous pour complicité d’assassinat terroriste.

L’assassin, Abdoullakh Anzorov, un jeune réfugié tchétchène d’Evreux, a été abattu par les forces de l’ordre juste après son crime.  Le 16 octobre 2020, il avait attendu le professeur d’histoire-géographie à la sortie du collège du Bois d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) et l’avait sauvagement décapité non loin de l‘établissement quelques jours après une polémique sur des propos tenus par l’enseignant pendant un cours la liberté d’expression.

Quelles suites pour les mineurs mis en examen ?

L’un des enjeux des décisions judiciaires à venir sera le sort réservé aux mineurs. Parmi eux, la collégienne à l’origine de la polémique qui a précédé l’attentat. Elle avait dénoncé, soutenue par son père, la présentation de deux caricatures de Mahomet du journal Charlie Hebdo pendant un cours consacré à la liberté d’expression et affirmé avoir été forcée à sortir de la classe pendant cette présentation. 

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La collégienne a reconnu par la suite avoir menti sur sa présence en cours ce jour-là, même si la présentation des caricatures avait bien eu lieu. Les cinq autres sont un groupe de collégiens présents devant l’établissement l’après-midi des faits et qui avait indiqué au terroriste, contre de l’argent mais avec différents niveaux d’implication, qui était le professeur. Les magistrats pourraient décider de disjoindre leur procès de celui des adultes également poursuivis. Tous sont à ce stade poursuivis pour complicité d’assassinat terroriste, une qualification extrêmement lourde passible de la perpétuité pour les majeurs devant la cour d’assises. Le PNAT va devoir décider s’il requiert que cette qualification soir maintenue et pour quels mineurs.


Parmi les autres mis en examen, le père de la collégienne et un prédicateur islamiste, poursuivis pour avoir enregistré et diffusé une vidéo qui dénonçait les agissements de Samuel Paty et largement relayée sur les réseaux sociaux. Ils sont également mis en examen pour complicité d’assassinat terroriste. 

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