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Affaire Maëlys : comment la science a contraint Nordahl Lelandais à avouer son meurtre

En mars 2018, Nordahl Lelandais n'a eu d'autre choix que d'avouer le meurtre de la petite Maëlys, disparue fin août 2017. Les gendarmes ont pu le faire parler grâce à une micro trace ADN retrouvée dans le coffre de sa voiture.

La maison de la mère de Nordahl Lelandais
La maison de la mère de Nordahl Lelandais
Crédit : ALLILI MOURAD/SIPA
Affaire Maëlys : le jour où la science a fait basculer l'enquête
04:42
Guillaume Chieze - édité par Maeliss Innocenti

L'enquête sur la disparition de la petite Maëlys de Araujo a mis des mois à dire sa vérité : la fillette de 8 ans a été tuée par Nordahl Lelandais. L'ancien maître-chien, qui a avoué le meurtre après la découverte de l'ADN de la victime dans sa voiture, sera jugé du 31 janvier au 11 février 2022 par la cour d'assises de l'Isère.

En mars 2018, Nordahl Lelandais a indiqué avoir tué Maëlys par accident. Une preuve accablante mise en lumière grâce à la science l'a forcé à parler : de l'ADN appartenant à la fillette a été découvert dans le coffre de sa voiture. Il avait tout nettoyé de fond en comble le lendemain du drame. Mais une infime trace de sang a suffi aux enquêteurs.

La voiture de Nordahl Lelandais totalement démontée

L'Audi A3 avait été inspectée une première fois mais les premières analyses n'avaient rien donné. Alors le juge en charge de l'affaire a demandé à ce qu'elle soit totalement désossée, boulon après boulon. Les enquêteurs ont utilisé des centaines d'écouvillons, frottant des petits coton-tige sur le moindre petit millimètre.


Le lieutenant-colonel Sylvain Hubac de l'Institut de recherches criminelles de la gendarmerie nationale a effectué ces prélèvements. "Le véhicule avait été soigneusement nettoyé. C'est pour cela que l'on s'était focalisés pas sur des zones facilement accessibles", explique-t-il. "On est partis du principe qu'il fallait démonter certains éléments pour voir s'il n'y avait pas des traces, de par les projections d'eau ou d'autres liquides, ou des coulures dans des endroits pas accessibles à première vue."

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Ce travail a duré onze jours avant de porter ses fruits. Les gendarmes ont fini par trouver la preuve irréfutable incriminant Nordahl Lelandais : de minuscules gouttes de sang avaient échappé au nettoyage minutieux qu'il avait effectué.

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