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Affaire Grégory - "On n’a rien à voir dans tout ça" : les époux Jacob crient leur innocence

VU DANS LA PRESSE - Marcel et Jacqueline Jacob, soupçonnés d'avoir pris part à la disparition de Grégory Villemin, prennent la parole alors que de nouvelles expertises ADN pourraient relancer l'affaire.

Marcel Jacob arrive au côté de son avocat Stéphane Giuranna devant la cour d'appel de Dijon le 4 décembre 2017.
Marcel Jacob arrive au côté de son avocat Stéphane Giuranna devant la cour d'appel de Dijon le 4 décembre 2017. Crédit : PHILIPPE DESMAZES / AFP
Félix Roudaut
Félix Roudaut

La justice a donné son feu vert, mercredi 27 janvier 2021, pour de nouvelles expertises ADN dans l'affaire Grégory Villemin, alors que ses parents restent déterminés à faire éclater la vérité dans l'assassinat de leur enfant en 1984. Quelques jours après cet énième rebondissement dans cette affaire tentaculaire, les époux Jacob ont accordé une interview au Nouveau Détective dans laquelle ils clament une nouvelle fois leur innocence.

"On n’a rien à voir dans tout ça (...) On nous a bousillé nos fins de vie", a lancé Jacqueline Jacob, mise en examen au côté de son époux et de Murielle Bolle en 2017. Ils étaient tous trois soupçonnés d'être liés à la disparition du jeune Grégory Villemin. Mais ces trois mises en examen avaient été annulées en mai 2018 sur des points de procédure.

Jacqueline Jacob se rappelle avec amertume de ces longues heures de garde à vue. "C’était… inhumain. On vous donne cinq minutes pour faire votre toilette, avec juste deux lingettes pour vous débarbouiller. Un gendarme nous surveillait avec un fusil pendant qu’on dormait", se lamente-t-elle. Et son mari de poursuivre, en pleur : "C’était une honte".

"Je n'ai jamais écrit de lettres"

Soupçonnée par certains d'être le corbeau, en raison de la similitude entre son écriture et celle du harceleur, Jacqueline Jacob nie en bloc : "Je n'ai jamais écrit de lettres. Jamais, jamais. Je vous le dis droit dans les yeux." Quant au soir du meurtre, le 16 octobre 1984, elle a un alibi. "On avait une réunion du personnel à 14h30. J’y suis allée et quelqu’un m’a
remplacée sur mes machines. Quand la réunion s’est finie, je l’ai signalé au contremaître et j’ai repris mon poste", assure-t-elle.

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Jean-Marie Villemin, le père du petit Grégory, a également rompu près de 15 ans de silence, disant espérer "dans un avenir pas trop éloigné" la vérité sur l'assassinat non élucidé de son fils. "Nous espérons, nos avocats, Christine (Villemin, son épouse, ndlr) et moi, que nous pourrons enfin aboutir, dans un avenir pas trop éloigné, à une juste solution", a-t-il écrit dans une postface au livre de Maître Thierry Moser, Parole d'avocat, sorti vendredi 15 janvier.

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