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Des drones militaires ont survolé la Seine dans le cadre de l'opération Sentinelle, renforcée en vue des JO 2024.
Crédit : Eric Beracassat / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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L’annonce a été faite ce jeudi 8 janvier par la Préfecture de police sur son compte X. Un arrêté préfectoral autorise, à Paris, "l’enregistrement et la transmission d’images au moyen de caméras installées sur des aéronefs du 9 au 11 janvier". Ce dispositif vise à encadrer les rassemblements liés aux quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, malgré le fait que la compétition se déroule au Maroc.
Les quarts de finale débutent ce vendredi 9 janvier avec plusieurs affiches de prestige. Le Mali affrontera le Sénégal à 17 heures, suivi du choc entre le Maroc et le Cameroun à 20 heures. Le samedi 10 janvier, un match très attendu : l’Algérie qui rencontrera le Nigeria à 17 heures, avant un duel entre l’Égypte et la Côte d’Ivoire à 20 heures.
L'arrêté publié le 8 janvier par la préfecture de police évoque "un risque sérieux que durant ces rencontres, en amont de celles-ci ou à leur issue, des supporters des équipes (...) se rassemblent dans le secteur des Champs-Élysées et fassent notamment usage d'engins pyrotechniques (...) que de précédentes éditions de cette compétition ont été le cadre de débordements, de dégradations de mobilier public et de troubles à l'ordre public sur les Champs-Élysées et dans leurs environs ; que ces rassemblements ont donné lieu à plusieurs interpellations, notamment pour jets de projectiles et dégradations volontaires de biens privés ; que plusieurs gendarmes ont été blessés lors de rassemblements spontanés de supporters durant les précédentes éditions (...)" et que "des rassemblements spontanés de supporters sont susceptibles de menacer la sécurité des nombreux touristes présents et de troubler l'ordre public".
L'utilisation de drones doit permettre, selon les pouvoirs publics, "de disposer d'une vision en grand angle tout en limitant l'engagement des forces au sol, et le cas échéant, d'organiser de manière réactive et efficace leur déploiement opérationnel, notamment en cas de mouvement de foule ou d'actions violentes", peut-on lire dans l'arrêté. Parmi les objectifs poursuivis à travers ce déploiement, sont mentionnés "la prévention des atteintes à la sécurité des personnes et des biens", "la sécurité des rassemblements" et "la prévention des actes de terrorisme".
Ce nouvel arrêté s’inscrit dans la continuité d’un précédent dispositif. Entre le 30 décembre 2025 et le 7 janvier 2026, la Préfecture de police avait déjà autorisé la captation et la transmission d’images aériennes à Paris lors des premiers matchs de la Coupe d’Afrique des Nations.
Le recours aux drones pour sécuriser des événements sportifs n’est pas inédit. En mars 2024, lors de la rencontre entre l’Olympique de Marseille et le Paris-Saint-Germain au stade Vélodrome, le préfet de police des Bouches-du-Rhône avait renforcé le dispositif de sécurité face aux risques de troubles graves à l’ordre public. Des drones avaient alors été autorisés à survoler le secteur du stade pendant plusieurs heures.
Quelques mois plus tard, en novembre 2024, un dispositif similaire avait été mis en place par le préfet de police de Paris pour sécuriser le match France-Israël au Stade de France. Cette rencontre jugé à haut risque avait donné lieu à l’instauration d’un double périmètre de protection et à un renforcement des moyens de vidéosurveillance autour des accès du stade.
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