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Affaire Giraud-Lherbier : pourquoi Jean-Pierre Treiber était-il surnommé "l'homme des bois" ?

PODCAST - Dans "Les Voix du Crime", le procureur Michel Meurant revient sur la disparition de Katia Lherbier et son amante Géraldine Giraud, meurtres pour lesquels Jean-Pierre Treiber a été suspecté jusqu'à sa mort.

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13. Affaire Giraud-Lherbier : le procureur raconte cette enquête où il "a failli laisser la vie" Crédit Image : PHILIPPE MERLE / AFP | Crédit Média : RTL Originals | Durée : | Date : La page du podcast
Marie Zafimehy
Journaliste

Le 20 février 2010, Jean-Pierre Treiber se donne la mort dans sa cellule de prison, à Fleury-Mérogis. Seul accusé du double meurtre de Katia Lherbier et Géraldine Giraud survenu six ans plus tôt, il n'a cessé de clamer son innocence et emporte avec lui la possibilité de résoudre cette enquête. 

Selon Michel Meurant, procureur de Sens chargé de l'enquête à l'époque, il est évident que Jean-Pierre Treiber "a trempé" dans cette affaire. "Quel a été son rôle précis ? interroge-t-il dans Les Voix du Crime, Ça, c'est justement une des impasses du dossier".

Principal élément à charge : les corps des deux femmes ont été retrouvés dans un puisard dans le fond de son jardin. L'enquête finit par conclure que Katia Lherbier et Géraldine Giraud sont mortes empoisonnées par un gaz très toxique : la chloropicrine, une substance à laquelle ont accès les gardes-chasses, profession qu'exerce Jean-Pierre Treiber.

"L'homme des bois"

C'est d'ailleurs ce métier qui lui vaudra d'être surnommé "l'homme des bois" par la presse. Comme le racontait Le Parisien à l'époque, Jean-Pierre Treiber était un homme "taiseux" passionné par la nature. Né en Alsace, c'est après une formation de paysagiste qu'il avait rejoint la région parisienne où il s'était installé en famille dans le département de la Seine-et-Marne. 

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C'est à 134km de là, dans l'Yonne, que disparaîtront Katia Lherbier et son amante Géraldine Giraud, le 2 novembre 2004. "Dans un premier temps, la famille de Katia Lherbier se présente au commissariat de police de Sens pour communiquer ses inquiétudes à propos de la disparition de Katia", se souvient Michel Meurant. "On apprendra par la suite que Roland Giraud a fait exactement la même démarche à Paris auprès d'un service spécialisé."

Une cavale de deux mois

Peu à peu, les enquêteurs retrouvent la trace de Jean-Pierre Treiber. Interpellation, reconstitution, mise en examen... "L'homme des bois" est envoyé à la maison d'arrêt d'Auxerre de laquelle il s'évade en 2009. En cavale, il envoie une lettre à un journaliste de l'hebdomadaire Marianne, comme le relate Le Monde

"Je ne me suis pas évadé, j'ai repris une petite partie de (ce que) les assassins, 'les vrais' m'ont volé, car je ne supportais plus la détention, étant au bord du suicide", y écrit-il. Arrêté de nouveau deux mois et demi après son évasion, il met ses menaces à exécution en s'ôtant la vie, empêchant à cette affaire, aujourd'hui prescrite, d'aboutir.

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