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Affaire Daval : Jonathann demande "pardon" avant le début du délibéré

Jonathann Daval s'est exprimé une dernière fois, le regard tourné vers les parents d'Alexia, juste avant que la cour d'assises se retire pour délibérer.

Jonathann Daval lors de son procès à Vesoul (Haute-Saône), le 16 novembre 2020.
Jonathann Daval lors de son procès à Vesoul (Haute-Saône), le 16 novembre 2020. Crédit : BENOIT PEYRUCQ / AFP
Éléonore Merlin
et AFP

A quelques heures du verdict, Jonathann Daval s'est exprimé une dernière fois avant que la cour se retire pour délibérer, samedi 21 novembre. Invité par le président de la Cour Matthieu Husson à s'exprimer, M. Daval, le regard tourné vers les parents d'Alexia et après un bref silence, a déclaré "pardon, pardon". 

Un peu plus tôt, l'un de ses avocats, Me Randall Schwerdorffer, a plaidé le "coup de sang", "pas prémédité, pas réfléchi", plaidant une violente dispute entre les deux époux, aux prises avec d'importants problèmes de couple. "On ne juge pas un féminicide ici, on juge le meurtre de Jonathann sur Alexia", a-t-il martelé, insistant sur l'absence d'antécédents de violence chez son client, "passé d'un homme gentil, aimé, à un meurtrier en quelques minutes".

Alors que le verdict est attendu en fin de journée, l'avocat général a de son côté requis la réclusion criminelle à perpétuité à l'encontre de l'informaticien de 36 ans. Lors de son réquisitoire, Emmanuel Dupic a évoqué un "crime presque parfait", "particulièrement épouvantable".

"Je crois (...) qu'il l'a tuée parce qu'Alexia voulait le quitter, tout simplement", a déclaré M. Dupic. Le soir du drame, "elle lui a signifié (...) qu'elle allait partir et ça, ça n'est pas possible dans la construction de Jonathann Daval". L'avocat général a ensuite insisté sur la place occupée par Jonathann au sein de sa belle-famille et l'impossibilité pour lui d'envisager la rupture : "La place prise par Jonathann dans la famille d'Alexia fait qu'il ne peut pas accepter la séparation", "un monde s'écroule pour Jonathann Daval. Alexia met fin à la relation" et "le scénario c'était ça, on ne devait pas retrouver le cadavre, Jonathann restait dans cette famille", a expliqué Emmanuel Dupic qui dépeint l'accusé en "manipulateur" et en "menteur"

"Je dois payer", a lancé Jonathann au procès

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Et l'avocat général de lancer un appel au "courage" des jurés. "Du fait de la médiatisation de cette affaire, cette décision sera regardée". "Vous allez évidemment répondre oui aux deux questions: c'est le conjoint qui a tué et il y a l'intention". Jonathann Daval comparaît depuis lundi devant les assises de la Haute-Saône pour le meurtre de sa femme Alexia, retrouvée morte le 30 octobre 2017. 

Vendredi, lors d'un ultime interrogatoire, Jonathann Daval a déclaré : "Je ne me suis jamais projeté au niveau de la peine", "peu importe, je dois payer pour les actes que j'ai commis". L'informaticien a reconnu au procès avoir étranglé son épouse cette nuit d'octobre 2017 pour "lui donner la mort"

Mais la famille d'Alexia Daval aurait souhaité recueillir davantage d'éléments sur les circonstances de la mort de la jeune femme. Plus tôt pendant l’audience, la mère d'Alexia, Isabelle Fouillot, avait tenté en vain d'obtenir des précisions supplémentaires et lui avait lancé : "Je te souhaite un bon séjour en prison Jonathann. Adieu", pour conclure son intervention. 

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