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Donald Trump, le 3 janvier 2026
Crédit : JOE RAEDLE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
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Un pays "libre à nouveau". Donald Trump a tenu une grande conférence de presse depuis Palm Beach, en Floride, pour revenir sur l'opération militaire américaine menée au Venezuela ce samedi 3 janvier.
Nicolas Maduro a été capturé avec son épouse par les forces américaines dans la nuit et exfiltré au cours d'une vaste opération miliaire. Le président du Venezuela va être conduit à New York, selon la ministre de la Justice, Pam Bondi, selon laquelle le couple est poursuivi pour "narcoterrorisme" et "complot pour importation de cocaïne" aux États-Unis.
"L'heure de la liberté est arrivée", a réagi dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux la cheffe de l'opposition vénézuélienne, Maria Corina Machado, après la capture du président Maduro. La prix Nobel de la paix 2025 a estimé que le candidat de l'opposition à la présidentielle de 2024, Edmundo Gonzalez Urrutia, en exil en Espagne, doit "assumer immédiatement" la présidence.
Face à la presse, Donald Trump a raconté l'opération menée dans la nuit au Venezuela, qui avait pour but de "sortir" Nicolas Maduro de sa "forteresse pour l'amener à la justice". Arrêté avec son épouse, avec qui il s'est rendu "sans résister" selon le chef d'état-major américain, le président vénézuélien est actuellement conduit vers l'État de New York à bord d'un navire américain. Aux États-Unis, le couple sera inculpé en raison de sa "campagne létale envers les États-Unis" concernant leurs actions liées au "trafic de drogues".
Juste avant sa prise de parole, Donald Trump avait publié sur son réseau Truth Social une photo du président vénézuélien à bord du navire américain : on y voit Nicolas Maduro vêtu d'un survêtement, les yeux bandés et portant un casque anti-bruit.
Donald Trump a déclaré que les États-Unis "dirigeraient" le Venezuela jusqu'à ce qu'une transition politique "sûre" puisse avoir lieu. "Nous voulons la paix, la justice" pour les Vénézuéliens, a-t-il affirmé. "On ne peut pas risquer que quelqu'un prenne le pouvoir et remette en cause tout ce que nous venons de réussir."
Interrogé par un journaliste après sa prise de parole, Donald Trump a réitéré son souhait d'une transition "pacifique", reprenant son célèbre slogan de campagne pour affirmer son intention de "make Venezuela great again". Il a par ailleurs précisé que la vice-présidence vénézuélienne s'est dite prête à coopérer avec les États-Unis.
Il a par ailleurs révélé que les États-Unis sont prêts à lancer une deuxième opération "si cela s'avère nécessaire" ce qu'il estime peu probable. Le président américain a d'ailleurs indiqué qu'une seconde opération, "bien plus importante", était prévue dès le départ, mais qu'elle n'a pas eu le lieu, la première intervention étant "tellement réussie".
La lauréate du prix Nobel 2025 et leader de l'opposition vénézuélienne, Maria Corina Machado, avait estimé en fin d'après-midi le candidat de l'opposition à la présidentielle Edmundo Gonzalez Urrutia devait "assumer immédiatement" la présidence. Donald Trump a quant à lui déclaré que Maria Corina Machado n'a pas "le soutien ni le respect" nécessaires pour diriger le Venezuela.
Le chef d'état-major des États-Unis, Dan Caine, est également revenu sur les détails de l'opération américaine, que Donald Trump a qualifiée "d'acte historique". Une opératon qui s'est déroulée de manière "discrète" et qui a nécessité "des semaines et des mois d'observation" afin de mener l'opération "le bon jour" pour "maximiser les chances de réussite". Pour le chef d'état-major, il s'agissait là d'une intervention que "seuls les États-Unis pouvaient réaliser".
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Donald Trump a quant à lui précisé que la capitale vénézuélienne, Caracas, avait été plongée dans le noir pour permettre l'intervention américaine. "Les lumières de Caracas ont été largement éteintes grâce à une certaine expertise que nous possédons", a-t-il expliqué.
"Le Venezuela est libre à nouveau", a déclaré Donald Trump, affirmant également que "l'hémisphère est également plus sûr" après la capture du président Maduro. Il a affirmé que le régime de Maduro "menaçait" la vie des citoyens américains avec "des armes" et des "drogues". Il a assuré que cette opération marque "le retour à la doctrine de Monroe" et que la domination des Etats-Unis "ne sera plus jamais remise en cause."
Pete Hegseth, Secrétaire à la Défense des États-Unis, a quant à lui déclaré que Donald Trump "est déterminé à mettre fin aux menaces, au flux de drogues qui rentrent dans notre pays, à récupérer le pétrole qui nous a été volé". Concernant le pétrole justement, Donald Trump a assuré que l'embargo américain sur le pétrole vénézuélien restait en vigueur, mais qu'il autoriserait des compagnies pétrolières américaines à se rendre au Venezuela pour exploiter les ressources du pays.
Donald Trump a également affirmé samedi que son homologue colombien, Gustavo Petro, devrait "faire gaffe à ses fesses", après la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro. "Il possède des usines où il fabrique de la cocaïne. (...) Il fabrique de la cocaïne et l'expédie aux États-Unis, donc il doit vraiment faire gaffe à ses fesses", a-t-il ajouté à propos du président colombien lors d'une conférence de presse.
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a par ailleurs déclaré que le gouvernement cubain devrait s'inquiéter après la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro. "Si je vivais à La Havane et que je faisais partie du gouvernement, je serais au moins un peu inquiet", a-t-il dit lors d'une conférence de presse en Floride, aux côtés du président américain Donald Trump, ajoutant que "Cuba est une catastrophe" et que le pays est "dirigé par des hommes incompétents et séniles."
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